Forgiveness, again and again

Linkuri interesante

Forgiveness Project Talks:

la a zecea aniversare a proiectului…

Jack Kornfield, calugar budist, pe acelasi subiect:

Si in fine Dalai Lama

Anunțuri

Gândul zilei. Iubitorii de amoebe (22)

Trufe și Aguride

2. Turma

Andrei Pleșu despre soarta României

Trăim într-o ţară în care Ceauşescu e socotit cel mai bun preşedinte al României din ultimii cincizeci de ani (unii – potrivit unui sondaj din mediul rural – îl vor chiar sanctificat), trăim într-o ţară în care 60% din populaţie regretă comunismul şi, iată, într-o ţară care inclină să-l instaleze la vîrf pe Victor Ponta. E o situaţie pe care nu îndrăznesc s-o comentez. Nimeni nu se poate substitui voinţei naţiunii şi nimeni nu poate transforma opţiunea unei majorităţi în culpă. Pe de altă parte, dacă avem (sau vom avea) ceea ce vor cei mai mulţi dintre noi, atunci nu ne rămîne decît să învinovăţim stelele, conspiraţia mondială, pe turci şi pe fanarioţi, pe ţigani, pe unguri şi pe evrei. Suntem victimele de serviciu ale Europei. Dar măcar ne alegem conducătorii care ne plac!

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Down

http://www.bbc.com/news/blogs-ouch-28755786

‘My son has Down’s syndrome and I wouldn’t swap a thing about him’
By Caroline White, Guest blogger

The case of the Australian couple accused of abandoning a baby born with Down’s syndrome, has made Caroline White – whose son has the disability – determined to change attitudes.
I have been saddened by the recent coverage of baby Gammy, a child with Down’s syndrome born to a Thai surrogate. It shocked me that we still attach a value to people’s lives. We are talking about twin babies here. Twins, who shared a womb for nine months and share the same birthday. Yet the way they have been treated has been very different.
I am forever grateful that I did not know that my six-year-old son Seb had Down’s syndrome until he was in my arms. A pre-natal diagnosis would have sent me into a frenzy of fear, but thankfully I had no choice but to get to know my baby, and fall head-over-heels in love with him. Gammy’s Australian parents have said that they didn’t know until late in the pregnancy that he had Down’s, and his father has said that if they had he „probably” would have asked the surrogate to abort. This isn’t surprising. After all, more than 90% of positive pre-natal diagnoses in the UK end in abortion.
Continue reading the main story
“Start Quote
I see everywhere we go how Seb touches people with his vibrant personality, his lust for life and giant, beaming smile”
But Seb, in six tiny years, has taught me more than any words or textbook or Facebook page ever could and I would not swap a single thing about him or our lives together. I now have a very different attitude and understanding, not just to Down’s syndrome or disability, but generally in life. I now do see that we are born equals, all with our own different and unique strengths and weaknesses, we are all of equal value and it saddens me that others cannot see this.
It seems it is only those of us who have a child or relative with Down’s, or those who have worked with children with Down’s, who are not afraid of it.
I see everywhere we go how Seb touches people with his vibrant personality, his lust for life and giant, beaming smile. People always comment on how gorgeous he is – „a blessing”. Sometimes it may be patronising, or pitying, but most of the time it seems genuine.

And Seb does stand out – but largely due to his incredible social skills and impeccable manners – not because he has an extra chromosome. Seb makes friends with other children, eats in restaurants, plays table tennis, and loves swimming.
Yet there is still talk of the „risk” of having a child with Down’s syndrome. Risk is a word associated with danger. It is placing your life savings, your house and your car on one number on a roulette wheel. I have lost count of the number of friends and colleagues who have told me, excitedly, that their pregnancy is „low risk for Down’s”. I am not silly enough to think anyone wishes to have a child with Down’s, and I would be a hypocrite for being offended. After all, I was relieved with my subsequent pregnancies too that I was low „risk”. But the word hurts me because, without realising it, people are telling me they are delighted they are at a low risk of having a child like mine. Such a big deal is placed on testing for Down’s that it only serves to (wrongly) send fear through those who receive a positive diagnosis. I know it did for me, at first.
If we could replace risk with „chance” I think we would make a small bit of difference.
I can’t help but wonder how the people who have interacted with Seb would feel if they themselves were told they had a high risk of their child or grandchild having Down’s. I imagine they’d be full of fear too, but I like to think that Seb changes outdated attitudes wherever he goes, and I am sure this is true to a point.
People need to stop placing a value on babies’ lives. They cannot be treated like a commodity, an accessory and a right. Both of the twins in the Thai surrogacy case have the right to equality and the potential to enrich and change the lives of those around them for the better – as Seb does for us.

O viziune a Annei Catharina Emmerich

http://www.ac-emmerich.fr/

 Anne Catherine Emmerich, stigmatisée et visionnaire, révèle énormément de détails sur la vie de Marie à Ephèse. Elle a ainsi permis en 1891 la découverte (officielle) de la „maison de la Vierge” au sommet du mont Koressos, à 7 Km d’Ephèse. Fondations de la maison où la Vierge vécut ses dernières années et qui fut, après sa mort, transformée en chapelle.

Depuis, pèlerins et touristes affluent. Paul VI l’a consacrée lieu de pèlerinage en juillet 1967.

En voici un récit :

 Séjour de Marie à Éphèse

„Vers la quatrième année qui suivit la mort du Christ, lorsque la persécution s’éleva contre Lazare et les siens, Marie reçut un avertissement et Jean la conduisit, avec d’autres personnes, à Éphèse, où déjà quelques chrétiens s’étaient établis. Après l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Marie vécut environ trois ans à Sion, trois ans à Béthanie et neuf ans à Éphèse. Cependant la sainte Vierge ne demeurait pas à Ephèse même; sa maison était située à trois lieues et demie de là, sur une montagne qu’on voyait à gauche en venant de Jérusalem, et qui s’abaissait en pente douce vers la ville. Lorsqu’on vient du sud, Éphèse semble ramassée au pied de la montagne; mais à mesure qu’on avance, on la voit se dérouler tout autour. Au midi on aperçoit des allées plantées d’arbres magnifiques, puis d’étroits sentiers conduisent sur la montagne, couverte d’une verdure agreste. Le sommet présente une plaine ondulée et fertile d’une demi-lieue de tour : c’est là que s’était établie la sainte Vierge.

Le pays était solitaire et sauvage; on y voyait, au milieu de petites places sablonneuses, des grottes creusées dans le roc, beaucoup de collines fertiles et agréables, parsemées d’arbres de forme pyramidale, au tronc lisse, et qui forment un très bel ombrage. Avant de conduire la sainte Vierge à Éphèse, Jean avait fait construire pour elle une maison en cet endroit, où déjà beaucoup de saintes femmes et plusieurs familles chrétiennes s’étaient établies, avant même que la grande persécution eût éclaté. Elles demeuraient, sous des tentes ou dans des grottes, rendues habitables à l’aide de quelques boiseries. Comme on avait utilisé les grottes et autres emplacements tels que la nature les offrait, leurs habitations étaient isolées, et souvent éloignées d’un quart de lieue les unes des autres. Derrière la maison de Marie, la seule qui fût en pierre, la montagne n’offrait, jusqu’au sommet, qu’une masse de rochers d’où l’on apercevait, par delà les allées d’arbres, la ville d’Éphèse et la mer avec ses îles nombreuses, Un cours d’eau très sinueux serpentait entre la ville et la demeure de la sainte Vierge, Plus tard, cette localité devint la résidence d’un évêque.

La maison de Marie était carrée, la partie postérieure seule était arrondie; les fenêtres étaient pratiquées au haut des murs, et le toit était plat. Elle était divisée en deux parties par le foyer, placé au centre. A droite et à gauche du foyer, de petites portes conduisaient à la partie postérieure de la maison, plus sombre que la partie antérieure, mais convenablement ornée. Les murs, revêtus de boiseries, et les poutres du plafond cintré, reliées entre elles par des lambris recouverts de feuillages, donnaient à la pièce une apparence simple, mais agréable.

Le fond de cette partie de la maison, séparé du reste par un rideau, formait l’oratoire de Marie. Dans une niche placée au milieu du mur, il y avait une espèce d’armoire qu’on ouvrait en la faisant tourner comme un tabernacle, au moyen d’un cordon. On y voyait une croix longue à peu près comme le bras, et de la forme d’un Y, ainsi que j’ai toujours vu la croix de Notre Seigneur […]” (VNSJC tome 3 p486-488)

Les descriptions d’Anne Catherine sont très détaillées. Cette précision va permettre

la (re-)découverte de ce lieu au XIX e siècle.

http://jesusmarie.free.fr/anne_catherine_emmerich_vie_vierge_marie.html

VII – La sainte Vierge sur son lit de mort. Adieux des femmes.

(Le 9 août 1821.) J’allai dans la maison de Marie, à environ deux lieues d’Ephèse. Je la vis dans sa cellule, qui était toute tendue de blanc, étendue sur une couche basse et étroite ; sa tête reposait sur un coussin rond. Elle était faible, pâle et comme consumée par un ardent désir. Sa tête et toute sa personne étaient enveloppées dans un long drap ; une couverture de laine brune était posée par-dessus.

Je vis cinq femmes entrer dans sa cellule et en ressortir l’une après l’autre, comme si elles lui avaient fait leurs adieux. Celles qui sortaient faisaient des gestes touchants qui exprimaient leur douleur. Je remarquai parmi elles la nièce de la prophétesse Anne et Mara, nièce d’Élisabeth, que j’avais vues au chemin de la Croix.

Je vis ensuite six apôtres assemblés là : c’étaient Pierre, André, Jean, Thaddée, Barthélémy et Mathias. Il y avait aussi Nicanor, un des sept diacres, qui était très actif et très serviable. Je vis les apôtres à droite, dans la partie antérieure de la maison ils y avaient disposé un oratoire et ils étaient en prière.

VIII – Arrivée de deux autres apôtres. (…)

IX . Le 12 août 1821.)

Il n’y a guère en tout que douze hommes rassemblés dans la maison de Marie. Aujourd’hui, je vis faire le service divin dans son petit oratoire ; on y célébra la messe. Sa petite chambre était ouverte de tous les côtés. Une femme était agenouillée près du lit de Marie, qui, de temps en temps, se mettait sur son séant. Je la vis ainsi d’autres fois dans la journée. La femme qui était près d’elle lui donnait alors, avec une cuiller, d’une potion qui était dans la tasse. Marie avait sur sa couche une crois, longue comme la moitié du bras. Le tronc était un peu plus large que le bras. Elle était comme incrustée de différents bois ; le corps du Christ était blanc. La sainte Vierge reçut le Saint Sacrement. Elle a vécu quatorze ans et deux mois depuis l’ascension du Sauveur.

Quelque temps avant la mort de la sainte Vierge, lorsqu’elle fut avertie intérieurement que sa réunion avec son Dieu, son Fils, son Rédempteur, était proche, elle pria pour l’accomplissement de la promesse que Jésus lui avait faite dans la maison de Lazare, à Béthanie, la veille de l’Ascension. Il me fut montré en esprit comment Jésus, auquel elle demandait de ne pas la laisser longtemps dans cette vallée de larmes après l’Ascension, lui dit en termes généraux quelles oeuvres spirituelles elle devait accomplir pendant le temps qu’elle devait encore rester sur la terre. Il lui fit connaître aussi qu’à sa prière, les apôtres et plusieurs disciples se réuniraient près d’elle pour assister à sa mort ; il lui indiqua ce qu’elle devait leur dire et comment elle devait leur donner sa bénédiction. Je vis aussi qu’il dit à l’inconsolable Madeleine de se cacher dans le désert, et à sa sœur Marthe d’établir une communauté de femmes ; il ajouta qu’il serait toujours avec elles.

(…) XII – Mort de le sainte Vierge

– Elle reçoit le saint Viatique et l’extrême Onction. 
– Vision sur l’entrée de son âme dans le ciel.

Le 14 août 182l, dans l’après-midi, la sœur dit à l’écrivain : ” Je veux maintenant raconter quelque chose de la mort de la sainte Vierge ; mais il ne faut pas que je sois dérangée. Dites à ma petite nièce de ne pas m’interrompre, et d’attendre un peu dans l’autre pièce „. Quand l’écrivain eut fait ce qu’elle disait et fut revenu près d’elle, il lui dit : ” Racontez maintenant ” ; mais, regardant fixement devant elle, elle s’écria : ” Où suis-je donc, est-ce le matin ou le soir ! -Vous voulez, dit-il, parler de la mort de la sainte Vierge.-Les apôtres sont là, répondit-elle, interrogez-les ; vous êtes plus savant que moi, vous les questionnerez mieux ; ils suivent le Chemin de la Croix et travaillent au tombeau de la Mère de Dieu. Elle les vit se livrer à ce travail aussitôt après la mort de Marie, à ce qu’elle assura. Après une pause, elle continua, en marquant des nombres avec ses doigts : ” Voyez ce chiffre, dit-elle, une barre comme un I, puis un V ; cela ne fait-il pas quatre ? puis encore un V et trois I, cela ne fait-il pas huit ? Ce n’est pas écrit correctement en lettres marquant les nombres ; mais je les vois ainsi, parce que je ne sais pas lire les nombres élevés écrits en lettres Cela doit signifier que l’année 48 après Jésus-Christ est celle de la mort de la sainte Vierge. Je vois ensuite un X et trois 1, puis deux fois le signe de la pleine lune, comme il est dans l’almanach : cela veut dire que la sainte Vierge mourut treize ans et deux mois après l’ascension de Notre Seigneur. Ce n’est pas à présent le mois de sa mort. Je crois qu’il est passé depuis deux mois ; car, il y a deux mois, j’ai encore vu cette scène. Ah ! sa mort fut pleine de tristesse et pleine de joie ! s, Toujours dans cet état d’absorption intérieure, elle raconta ce qui suit :

Je vis hier à midi beaucoup de tristesse et d’inquiétude dans la maison de la sainte Vierge. La servante était extrêmement affligée ; elle s’agenouillait sans cesse, tantôt dans divers coins de la maison, tantôt devant la maison, et priait les bras étendus en versant des larmes. La sainte Vierge reposait tranquillement dans sa cellule ; elle semblait au moment de mourir. Elle était enveloppée tout entière, y compris les bras, dans cette espèce de vêtement de nuit que j’ai décrit en racontant sa visite chez Élisabeth. Son voile était relevé carrément sur son front, elle l’abaissait sur son visage quand elle parlait à des hommes. Ses mains elles-mêmes ne restaient découvertes que quand elle était seule. Dans les derniers jours, je ne la vis rien prendre, si ce n’est de temps en temps une cuillerée d’un breuvage que la servante exprimait certaines baies jaunes, disposées en grappes. Vers le soir, quand la sainte Vierge connut que son heure approchait, elle voulut, conformément à la volonté de Jésus, bénir ceux qui se trouvaient présents et leur faire ses adieux. Sa chambre à coucher était ouverte de tous les côtés. Elle se mit sur son séant ; son visage était d’une blancheur éclatante et comme illuminé. Tous les assistants se tenaient dans la partie antérieure de la maison ; les apôtres entrèrent les premiers dans l’autre pièce, s’approchèrent l’un après l’autre de sa cellule ouverte, et s’agenouillèrent près de sa couche. La sainte Vierge les bénit tour à tour en croisant les mains au-dessus de leur tête et en touchant légèrement leur front. Elle parla à tous, et fit tout ce que Jésus lui avait enjoint à Béthanie.

Quand Pierre vint à elle, je vis qu’il avait à la main un rouleau écrit. Elle parla à Jean des dispositions à prendre pour sa sépulture, et le chargea de donner ses vêtements à sa servante et à une autre vierge pauvre qui venait quelquefois la servir. Elle montra du doigt le réduit qui était en face de sa cellule, et je vis sa servante y aller, l’ouvrir et le refermer. Je vis alors tous les vêtements de la sainte Vierge ; j’en parlerai plus tard. Après les apôtres, les disciples présents s’approchèrent de la couche de la sainte Vierge et furent aussi bénis par elle. Les hommes se rendirent alors de nouveau dans la pièce antérieure de la maison, pendant que les femmes s’approchaient de la couche de Marie, s’agenouillaient et recevaient sa bénédiction. Je vis l’une d’entre elles se pencher sur la sainte Vierge, qui l’embrassa.

Pendant ce temps l’autel fut préparé, et les apôtres se revêtirent, pour le service divin, de leurs longs vêtements blancs, avec des ceintures sur lesquelles étaient des lettres. Cinq d’entre eux figurèrent dans la cérémonie solennelle, qui fut semblable à celle que j’avais vu célébrer pour la première fois par Pierre dans la nouvelle église voisine de la piscine de Bethesda ; ils se revêtirent de leurs beaux ornements sacerdotaux. Le manteau pontifical de Pierre, qui était le célébrant, était très long par derrière ; cependant il n’avait pas de queue.

Ils étaient encore occupés à s’habiller, lorsque Jacques le Majeur arriva avec trois compagnons. Il venait d’Espagne par Rome avec le diacre Timon, et au delà de cette dernière ville il avait rencontré Erémenzéar et un troisième disciple. Les assistants, qui étaient au moment d’aller à l’autel, lui souhaitèrent la bienvenue avec une gravité solennelle, et lui dirent en peu de mots de se rendre près de la sainte Vierge. On leur lava les pieds, ils rangèrent leurs vêtements ; puis, sans quitter leurs habits de voyage, ils allèrent près de Marie et reçurent comme les autres sa bénédiction. Jacques alla seul le premier ; puis ses trois compagnons y allèrent ensemble après quoi ils revinrent pour assister au service divin. Là cérémonie était déjà assez avancée lorsque Philippe arriva d’Égypte avec un compagnon. Il se rendit aussitôt près de la Mère du Seigneur, reçut sa bénédiction et pleura abondamment.

Pierre, pendant ce temps, avait terminé le saint sacrifice, il avait consacré et reçu le corps du Sauveur, puis il l’avait donné aux apôtres et aux disciples présents. La sainte Vierge ne pouvait pas voir l’autel ; mais pendant la sainte cérémonie elle était assise sur sa couche, dans un profond recueillement. Quand Pierre eut communié et donné la communion aux autres apôtres, il porta à la sainte Vierge le saint sacrement et l’extrême onction.

Tous les apôtres l’accompagnèrent en procession solennelle. Thaddée marchait en avant avec un encensoir. Pierre portait la sainte Eucharistie devant lui, dans la pyxide en forme de croix dont j’ai parlé précédemment. Jean le suivait, portant un petit plat, sur lequel était le calice avec le sang précieux et quelques boites. Le calice était petit, massif et de couleur blanche. Le pied en était si court qu’on ne pouvait le prendre qu’avec deux doigts. Il avait du reste la forme de celui de la sainte Cène. Dans l’oratoire, qui était près du lit de la sainte Vierge, un petit autel avait été dressé par les apôtres. La servante avait apporté une table avec une couverture rouge et blanche. Dessus étaient des flambeaux allumés : je crois que c’étaient des cierges et des lampes. La sainte Vierge, pâle et silencieuse, était couchée sur le des. Elle regardait fixement le ciel, ne parlait à personne, et semblait ravie en extase. Elle était comme illuminée par le désir ; je pouvais ressentir ce désir qui l’emportait hors d’elle-même. Ah ! mon coeur voulait aller à Dieu avec le sien.

Pierre s’approcha d’elle et lui administra l’extrême-onction, à peu près de la même manière qu’on le fait aujourd’hui. Il l’oignit avec les saintes huiles prises dans les boites que tenait Jean, sur je visage, sur les mains’ sur les pieds et sur le côté, où son vêtement avait une ouverture ; en sorte qu’on ne la découvrit pas le moins du monde. Pendant ce temps les apôtres récitaient des prières, comme on le fait au choeur. Ensuite Pierre lui présenta le saint sacrement. Elle se redressa, sans s’appuyer, pour le recevoir ; puis elle retomba. Les apôtres prièrent pendant quelque temps, et, s’étant un peu soulevée, elle reçut le calice de la main de Jean. Je vis, lors de la réception de la sainte Eucharistie, une lumière éclatante entrer dans Marie ; après elle retomba comme ravie en extase, et ne dit plus rien. Les apôtres portant les vases sacrés retournèrent en procession à l’autel où ils continuèrent le service divin, et alors Philippe reçut aussi la sainte communion. Il n’était resté que deux femmes près de la sainte Vierge.

Plus tard, je vis de nouveau les apôtres et les disciples en prière autour de la couche de la sainte Vierge. Je visage de Marie était épanoui et souriant comme dans sa jeunesse. Ses yeux, pleins d’une sainte joie, étaient tournés vers le ciel. Je vis alors un tableau merveilleusement touchant. Le toit de la cellule de Marie avait disparu ; la lampe était suspendue en plein air ; je vis à travers le ciel ouvert l’intérieur de la Jérusalem céleste. Il en descendit comme deux nuées éclatantes, où se montraient d’innombrables figures d’anges, et entre lesquelles une voie lumineuse se dirigea vers la sainte Vierge. Je vis, à partir de Marie, comme une montagne lumineuse s’élever jusque dans la Jérusalem céleste. Elle étendit les bras de ce côté avec un désir infini, et je vis son corps soulevé en l’air et planant au-dessus de sa couche, de manière qu’on pouvait voir par-dessous. Je vis son âme, comme une petite figure lumineuse infiniment pure, sortir de son corps, les bras étendus, et s’élever sur la voie lumineuse qui montait jusqu’au ciel. Les deux chœurs d’anges qui étaient dans les nuées se réunirent au-dessous de son âme et la séparèrent du corps, qui, au moment de cette séparation, retomba sur la couche, les bras croisés sur la poitrine. Mon regard, suivant l’âme de Marie, la vit entrer dans la Jérusalem céleste, et arriver jusqu’au trône de la très sainte Trinité. Je vis un grand nombre d’âmes, parmi lesquelles je reconnus plusieurs patriarches, ainsi que Joachim, Anne, Joseph, Elisabeth, Zacharie et Jean-Baptiste, aller à sa rencontre avec une joie respectueuse. Elle prit son essor à travers eux tous jusqu’au trône de Dieu et de son Fils, qui, faisant éclater au-dessus de tout le reste la lumière qui sortait de ses blessures, la reçut avec un amour tout divin, lui présenta comme un sceptre et lui montra la terre au-dessous d’elle comme s’il lui conférait un pouvoir particulier. Je la vis ainsi entrer dans la gloire, et j’oubliai tout ce qui se montrait autour d’elle sur la terre. Quelques-uns des apôtres, notamment Jean et Pierre, durent voir tout cela, car ils avaient les yeux levés au ciel. Les autres étaient pour la plupart prosternés vers la terre. Tout était plein de lumière et de splendeur. C’était comme lors de l’ascension de Jésus-Christ.

Je vis, ce qui me réjouit beaucoup, un grand nombre d’âmes délivrées du purgatoire suivre l’âme de Marie quand elle entra dans le ciel. Aujourd’hui aussi, au jour de la commémoration qu’en fait l’Église, je vis entrer au ciel beaucoup de ces pauvres âmes, parmi lesquelles plusieurs que je connaissais. Je reçus l’assurance consolante que, tous les ans, le jour anniversaire de la mort de Marie, beaucoup d’âmes de ceux qui lui ont rendu un culte particulier participent aux effets de cette grâce.

Quand je regardai de nouveau sur la terre, je vis le corps de la sainte Vierge resplendissant. Il reposait sur sa couche, je visage rayonnant, les yeux fermés, les bras croisés sur la poitrine. Les apôtres, les disciples et les saintes femmes étaient agenouillés autour et priaient. Pendant que je regardais tout cela, il y avait dans toute la nature un concert harmonieux et une émotion semblable à celle que j’avais aperçue pendant la nuit de Noël. Je connus que l’heure de sa mort avait été la neuvième heure, comme celle de la mort du Sauveur.

XIII – Préparatifs de la sépulture de Marie. – Ses obsèques.

(…) Ils déposèrent le saint corps à terre, et quatre d’entre eux le portèrent dans le caveau et le placèrent dans l’excavation qui devait servir de couche sépulcrale. Tous les assistants y entrèrent un à un, jetèrent autour des aromates et des fleurs, et s’agenouillèrent en pleurant et en priant.

Ils étaient nombreux. La douleur et l’affliction les firent rester là longtemps, et il était tout à fait nuit quand les apôtres fermèrent l’entrée du tombeau. Ils creusèrent un fossé devant l’étroite entrée du caveau, et y plantèrent comme une haie formée de divers arbrisseaux, les uns en fleur, les autres couverts de baies ; qu’ils avaient transportés d’ailleurs avec leurs racines. On ne vit plus alors aucune trace de l’entrée d’autant plus qu’ils détournèrent l’eau d’une source voisine pour la faire passer devant ce massif. Ils s’en retournèrent séparément et s’arrêtèrent encore ça et là, priant sur le chemin de la Croix ; quelques-uns restèrent à prier prés du tombeau. Ceux qui revenaient virent de loin une lumière extraordinaire au-dessus du tombeau de Marie, et ils en furent très émus, sans bien savoir ce que c’était. Je la vis aussi, et voici ce dont je me souviens parmi beaucoup d’autres choses. Il me sembla qu’une voie lumineuse descendait du ciel jusqu’au tombeau, et avec elle une forme brillante semblable à l’âme de Marie, accompagnée de la figure de Notre Seigneur. Le corps de Marie sortit resplendissant du tombeau, s’unit à son âme, et s’éleva vers le ciel avec l’apparition du Sauveur.

Je vis, dans la nuit, plusieurs apôtres et saintes femmes prier et chanter des cantiques dans le petit jardin qui était devant le tombeau. Une large voie lumineuse s’abaissai du ciel vers le rocher, et je vis s’y mouvoir une gloire formée de trois sphères pleines d’anges et d’âmes bienheureuses qui entouraient l’apparition de Notre Seigneur et de l’âme resplendissante de Marie. La figure de Jésus-Christ, avec des rayons partant de ses cicatrices, planait devant elle. Autour de l’âme de Marie, je vis, dans la sphère intérieure, de petites figures d’enfants ; dans la seconde, c’étaient comme des enfants de six ans, et, dans la sphère extérieure, comme des adolescents déjà grands. Je ne vis distinctement que les visages, tout le reste m’apparut comme des formes lumineuses resplendissantes. Quand cette apparition, devenant de plus en plus distincte, fut arrivée au rocher, je vis une voie lumineuse qui s’étendit depuis elle jusqu’à la Jérusalem céleste. Je vis alors l’âme de la sainte Vierge qui suivait la figure de Jésus descendre dans le tombeau à travers le rocher, et, bientôt après, unie à son corps transfiguré, en sortir plus distincte et plus brillante, et s’élever avec le Seigneur et le chœur des esprits bienheureux jusqu’à la Jérusalem céleste. Toute cette lumière s’y perdit, et je ne vis plus nu dessus de la terre que la voûte silencieuse du ciel étoilé.

Je ne sais pas si les apôtres et les saintes femmes qui priaient devant le tombeau virent aussi tout cela ; mais je les vis, frappés d’étonnement, regarder le ciel comme en adoration ou se prosterner je visage contre terre. J’en vis aussi quelques-uns qui revenaient avec la civière, priant et chantant des cantiques, et qui s’arrêtaient aux diverses stations du chemin de la Croix, se tourner avec une pieuse émotion vers la lumière qui brillait sur le tombeau.

Thomas et Jonathan désiraient se rendre au tombeau de la sainte Vierge. Alors les apôtres allumèrent des flambeaux, qu’on assujettit à des perches, et allèrent avec eux au tombeau en passant par le chemin de la Croix. Ils parlaient peu, s’arrêtaient quelques moments aux pierres des stations, et méditaient sur la voie douloureuse du Sauveur et sur la compassion de sa Mère, qui avait élevé ces pierres commémoratives et les avait si souvent arrosées de ses larmes. Arrivés à la grotte du tombeau, ils s’agenouillèrent tous ; mais Thomas et Jonathan se précipitèrent vers l’entrée du caveau, et Jean les suivit. Deux disciples écartèrent les branches des arbrisseaux qui étaient devant la porte : ils entrèrent, et s’agenouillèrent avec une crainte respectueuse devant la couche sépulcrale de la sainte Vierge. Alors Jean s’approcha du cercueil, qui faisait un peu saillie au-dessus de la fosse, détacha les bandes qui l’entouraient, et enleva le couvercle. Puis ils approchèrent la lumière du cercueil, et furent saisis d’un profond étonnement lorsqu’ils ne virent devant eux que les linceuls vides, conservant encore la forme du saint corps. Ils étaient séparés à la place du visage et de la poitrine ; les bandelettes qui avaient entouré les bras étaient déliées, mais le corps glorifié de Marie n’était plus sur la terre. Ils levèrent les yeux et les bras vers le ciel comme s’ils eussent vu le saint corps enlevé à ce moment même, et Jean cria à l’entrée du caveau : ” Venez et voyez, elle n’est plus ici „. Alors ils entrèrent deux par deux dans l’étroit caveau, et virent avec étonnement les linges vides étendus sous leurs yeux. Étant sortis, tous s’agenouillèrent à terre, regardèrent le ciel en levant les bras, prièrent, pleurèrent et louèrent le Seigneur et sa mère, leur chère et tendre mère, lui adressant, comme des enfants fidèles, les douces paroles d’amour que l’Esprit Saint mettait sur leurs lèvres. Alors ils se souvinrent de cette nuée lumineuse qu’après les funérailles ils avaient vue descendre vers le tombeau et remonter au ciel. Jean retira respectueusement du cercueil les linceuls de la sainte Vierge, les plia, les roula, les prit avec lui ; puis il remit le couvercle et l’assujettit de nouveau avec les bandes d’étoffe. 

Mamma Emilia

Un text în cinstea mamei sale, compus si citit de Erri de Luca, poet italian de origine napolitana, iubitor al muntelui si al… Bibliei ebraice.

si un cântec, împreuna cu fiica lui Aurora

Little Lamb

The Lamb

BY WILLIAM BLAKE

Little Lamb who made thee 
         Dost thou know who made thee 
Gave thee life & bid thee feed. 
By the stream & o’er the mead;
Gave thee clothing of delight,
Softest clothing wooly bright;
Gave thee such a tender voice,
Making all the vales rejoice! 
         Little Lamb who made thee 
         Dost thou know who made thee 

         Little Lamb I’ll tell thee,
         Little Lamb I’ll tell thee!
He is called by thy name,
For he calls himself a Lamb: 
He is meek & he is mild, 
He became a little child: 
I a child & thou a lamb, 
We are called by his name.
         Little Lamb God bless thee. 
         Little Lamb God bless thee.
Source: The Complete Poetry and Prose of William Blake, edited by David E. Erdman (Anchor Books, 1988)