« Elle était sainte depuis sa naissance »

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« Elle était sainte depuis sa naissance »

Chandda Chakrabonty, hindoue brahmane, 71 ans

« Mes souvenirs de Mère Teresa sont tous importants et inoubliables. Elle lisait immédiatement en chacun. Elle était inspirée, pleine de compassion et tellement lumineuse qu’on ne pouvait qu’être illuminé par elle.

À son contact, on devenait joyeux, apaisé. Je ne l’ai jamais vue rejeter quelqu’un et chacun sentait que Mère l’aimait beaucoup ! Aujourd’hui encore je lui demande de m’aider et curieusement le problème se résout. Tous ceux qui ont travaillé avec elle font de même.

Sa canonisation ne changera rien car je sais qu’elle est sainte. Elle a toujours vécu unie à Dieu. C’était Lui qui la guidait en toutes choses. Si elle n’avait pas été sainte depuis son enfance, jamais elle n’aurait pu tout quitter pour arriver en Inde à 19 ans, tout quitter pour venir dans les slums puis attirer autant à travers le monde.

La lumière de Dieu étant dans son cœur, elle pouvait la voir dans le cœur des misérables abandonnés, des mourants, des orphelins… Et cette lumière, qu’elle portait depuis sa naissance, elle l’apporte maintenant à tous ceux qui sont au paradis ! »

« Sa pauvreté radicale est parfaitement comprise en Inde »

Mgr Thomas D’Souza, archevêque de Calcutta depuis 2011

« C’est un privilège d’abriter, dans ce diocèse, la maison mère des Missionnaires de la Charité et la tombe de Mère Teresa. On vient du monde entier à Calcutta pour elle. Quand Mère a lancé sa congrégation, elle venait souvent consulter mon prédécesseur. Depuis, les relations sont restées très confiantes et chaleureuses : les sœurs viennent ici et j’aime me rendre chez elles pour célébrer les grandes fêtes liturgiques ou les funérailles d’une sœur.

La première fois que j’ai rencontré Mère, vers 1980, peu après son prix Nobel, c’était dans le collège de Karimpur dont j’étais le principal : elle était joyeuse, chaleureuse, très simple. Dans mon émotion, je l’ai embrassée sur les mains, et elle m’a dit gentiment : “Père, vous ne pouvez pas faire ça !” Quand elle arrivait quelque part où il y avait un prêtre, ou quand un prêtre arrivait à Mother House, elle venait toujours le saluer, même si elle était occupée.

Dans la culture indienne, plus quelqu’un est détaché de l’argent, du confort, plus il est proche du divin. La pauvreté radicale et exigeante de Mère Teresa est donc parfaitement comprise ici. »

« Une formidable école d’amour et de compassion »

Valentina, Colombienne, 18 ans, bénévole à Calcutta

« C’est après avoir lu, il y a deux ans au lycée, une biographie de Mère Teresa, que j’ai ressenti un appel à servir les plus pauvres des pauvres. J’ai pris une année sabbatique pour me mettre au service des autres : après trois semaines à travers l’Inde, je suis à Calcutta pour trois mois de volontariat. Je travaille avec des enfants handicapés : même si certains comportements des salariées indiennes me choquent, c’est une formidable école d’amour et de compassion.

C’est à nous de découvrir quel langage ces enfants peuvent comprendre, ce qui suppose d’être très attentif à toutes leurs expressions. Les sœurs m’ont proposé de travailler aussi à l’accueil des volontaires. Cela me permet de recueillir des témoignages très forts et de réfléchir à mes études, à mon orientation de vie, à ma foi chrétienne. Même si ma famille, très catholique pourtant, ne comprend pas bien mon choix, je suis très heureuse d’être ici ! »

« Elle était très ouverte à l’interreligieux »

Jean Vanier, fondateur de l’Arche

« Le charisme de Mère Teresa était extraordinaire surtout auprès des mourants. Elle était la consolatrice des plus blessés. Son œuvre avait commencé de manière très œcuménique et interreligieuse. Un jour, Mère Teresa qui me parlait parfois de ses projets, me confie que des hindoues, qui venaient travailler avec les sœurs, désiraient devenir Missionnaires de la Charité tout en gardant leur appartenance religieuse.

Quelque temps plus tard, elle avait finalement obtenu la permission de Rome de créer une branche pour des hindoues. Des années après, la croisant à Rome, j’ai appris que ces femmes étaient toutes devenues catholiques. Cela m’a attristé, et je regrette un peu également que les Missionnaires de la Charité aujourd’hui ne soient pas aussi ouverts que Mère Teresa l’était. »

Recueilli par Claire Lesegretain
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