„Je tournerai tout en bien, tu le verras”

Des révélations à Julienne de Norwich [1]

« Par la même puissance, sagesse, bonté avec lesquelles J’ai fait ce que tu vois, je tournerai en bien tout ce qui ne l’est pas, tu le verras toi-même ».  (Le Seigneur à Julienne dans une vision)

« Nous sommes la joie de Jésus, nous sommes sa béatitude, nous sommes sa récompense, nous sommes sa gloire, nous sommes sa couronne. »

Notre-Seigneur dit avec la plus vive allégresse : « Vois à quel point je t’aime ! »

 « Notre bon Seigneur répondit donc à toutes mes questions à et à tous mes doutes. Il me réconforta par ces paroles : “Je puis tout tourner en bien, Je sais tout tourner en bien. Je vais tout tourner en bien. Je veux tout tourner en bien. Et tu le verras toi-même toutes choses tourneront en bien”. Par ces cinq paroles, Dieu veut que nous soyons dans une enceinte de repos et de paix. » 

 « Au regard de Dieu, tous les hommes ne sont qu’un seul homme, et un seul homme c’est tous les hommes. Cet homme fut blessé dans ses facultés et rendu très faible. S’étant détourné de la contemplation de Dieu, il devint hébété dans son intelligence, bien que sa volonté demeura intacte aux yeux de Dieu. (…) Ce qui était pour lui grande douleur et cruelle détresse. Car, d’une part, il ne pouvait voir clairement son Seigneur, lequel l’aimait et était tout doux et humble avec lui. D’autre part, il ne voyait plus vraiment comme son Seigneur tout aimant le regardait. »

« Alors il me montra, gisant dans la paume de sa main, une petite chose, de la grosseur d’une noisette et, selon ce que je compris, ronde comme une bille. Je l’observai et pensai : « Qu’est-ce donc ? » II me fut répondu, de façon générale : « C’est tout ce qui est créé ». Je m’étonnai que cette chose-là pût subsister, car, me sembla-t-il, un si petit rien pouvait être anéanti en un instant. Il me fut répondu dans mon entendement : « II subsiste et subsistera à jamais, parce que Dieu l’aime. Ainsi toute chose tient son être de l’amour de Dieu. Dans ce petit rien, je vis trois propriétés. La première : Dieu l’a créé. La deuxième : Dieu l’aime. La troisième Dieu le garde. Mais lui, qu’est-il pour moi ? Celui qui crée. Celui qui aime. Celui qui garde. Aussi longtemps que je ne suis pas substantiellement unie à lui, je ne puis avoir ni plein repos ni vraie béatitude. C’est-à-dire aussi longtemps que je ne suis pas liée à lui d’un tel lien qu’entre mon Dieu et moi il n’y ait plus rien qui nous sépare. »

 

« Notre Seigneur me montra aussi que son plaisir est grand et plénier quand une âme simple vient à lui nûment, sans détours, comme en famille. »

« Alors notre bon Seigneur ouvrit mon œil spirituel. Il me montra mon âme au milieu de mon cœur. Je la vis aussi grande que si elle était un univers infini et, pour ainsi dire, un royaume bienheureux. Telle qu’elle m’apparut, je compris que c’est une cité de gloire. En son centre siège notre Seigneur Jésus, vrai Dieu et vrai homme

[1] Julienne de Norwich, Écrits mystiques, trad. par R. Maisonneuve, présenté par Ivan Marcil, Éditions du Carmel, 2007. Julienne de Norwich est une mystique anglaise du XIVe siècle. 

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