D’une conférence sur le deuil (2)

D’actualité en ces jours tragique où tant de familles sont empêchées de faire leurs adieux à leurs aimés qui sont partis dans la solitude

LE DEUIL, SON DÉROULEMENT ET SA RÉSOLUTION

Conférence donnée lors de la 3ème Université d’été de la relation d’aide chrétienne

24 août 2010 à Lyon-Valpré

par Jean Monbourquette et Isabelle d’Aspremont Lynden

(…)

La gravité du deuil de quelqu’un à la suite de la mort d’un être cher

 Mes réflexions et mes observations sur le deuil m’ont permis de constater le phénomène suivant : la fusion ou l’identification avec l’être cher tend à se perpétuer après la mort de celui-ci. C’est pourquoi il n’est pas rare de rencontrer chez des endeuillés, le désir de mourir de la même façon que l’être aimé. Sans en être toujours conscients, certains deuilleurs présentent des symptômes similaires à ceux de la maladie qui a emporté l’être cher. Ce fait est courant de voir les endeuillés souffrir de faiblesse cardiaque, de cancer et d’emphysème sans être pourtant réellement malades. D’autres restent hantés par des idées suicidaires à la suite du suicide d’un proche; enfin, il y en a qui vivent dans la peur de mourir dans un accident de la route comme l’être cher disparu et ainsi de suite. C’est comme si les survivants se programmaient à subir une mort similaire à celle de l’être cher disparu.

 Une telle programmation se rencontre souvent chez les membres d’une même famille, en particulier chez les épouses. Certaines d’entre elles sont portées à se laisser mourir de la même maladie qui a fait mourir leur mari, comme si une fatalité s’acharnait sur elles. Le deuil semble donc, à première vue, réveiller l’instinct de mourir à la façon du défunt.

 « Faire son deuil », tout paradoxal que cela paraisse, consisterait-il donc à accepter de « mourir »? Oui, certes pas nécessairement d’une mort physique, mais bien d’une mort symbolique.

 Libéré de ses liens fusionnels avec la personne aimée, l’endeuillé sera amené à faire l’expérience de nouveaux liens avec le défunt sans pourtant l’oublier. La douleur occasionnée par l’absence de la personne aimée disparaîtra et l’endeuillé se sentira habité d’une nouvelle présence du cher défunt, présence mystérieuse, subtile et spirituelle, mais non moins réelle que la présence physique.

 Voyons maintenant les étapes de la résolution d’un deuil qui conduiront à la création de ces nouveaux liens avec le décédé. Elles servent de points de repère pour évaluer et suivre l’évolution d’un deuil.

 Les diverses étapes de résolution d’un deuil

 Avant d’aborder l’étude de ces étapes du deuil, une mise au point s’impose. Disons que chaque personne vit son deuil à sa manière. Il n’y a pas une façon idéale ou déterminée pour résoudre un deuil. Par ailleurs, les spécialistes du deuil ont discerné, dans la résolution d’un deuil, des moments communs à tous les endeuillés qu’on peut appeler « étapes » au sens large du terme. Ces étapes serviront d’indicateurs permettant d’évaluer l’évolution d’un deuil normal ou de détecter les retards et les blocages d’un deuil pathologique.

 Mon expérience auprès des endeuillés m’a amené à répartir l’évolution du deuil sur sept étapes, à savoir le choc, le déni, l’expression des émotions, la prise en charge des tâches reliées au deuil, la recherche d’un sens, l’échange mutuel des pardons et enfin, l’héritage.

 Voici une brève description de ces étapes :

à suivre

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