La perversion, notes de lecture (1)

Avant de copier quelques passages du dernier livre de Lytta Basset, je m’arrête un moment pour noter l’écho que m’a laissé le simple fait de feuilleter, dans le contexte, d’abord, des scandales qui touchent à des communautés que j’ai connues, et puis du corona qui me confine, et heureusement, dans une toute petite communauté de laïques engagées.

Une idée, précieuse : la propension à agir de manière « perverse » existe en chacun, comme le danger d’en subir l’atteinte.

Une suggestion quant à la solution : veiller.

Veiller à ne pas me laisser atteindre par tout ce par quoi passe la perversion des relations saines entre frères et sœurs en humanité : le mensonge, la division, l’emprise, les préjugés et les rumeurs les portant, les complotismes, tout ce qui propage la haine et pousse à la destruction, à la vengeance, etc.

Je dois veiller, oui, à ce que de petites agressions insignifiantes mais répétées me laissent de marbre. A me rappeler sans cesse que la colère d’un/e autre dirigée contre moi, c’est son problème, pas le mien. Un problème qui mérite compassion. 

Surtout, je dois veiller à ce que la parano ambiante ne me fasse oublier l’essentiel.

LE BIEN EXISTE ET SE COMMUNIQUE AUSSI…

« Tu ne peux empêcher la tempête de se déchaîner, mais tout passe… cette crise passera aussi… »

L’humanité en a vu d’autres…

                                                              *

Lytta Basset, à la page 15 de « Faire face à la perversion », Albin Michel, 2019, citant un classique, „Le harcèlement moral. La violence perverse au quotidien”, par M-F Hirigoyen, 1998 :

Quelque chose est à signaler… qu’il ne faut jamais perdre de vue. Nous en sommes régulièrement témoins : dans un temps de crise, notamment quand on est en recherche d’identité (et cela peut arriver à tout âge), il arrive qu’on se comporte de manière perverse… parce qu’on a de la peine à assumer sa propre souffrance et qu’on tente inconsciemment à s’en décharger sur autrui. C’est passager car cela ne veut pas dire qu’on est devenu tout d’un coup « un pervers narcissique ».

En effet, « tout sujet en crise – note M-F Hirigoyen – peut être amené à utiliser des mécanismes pervers pour se défendre. Les traits de personnalité narcissiques  sont assez communément partagés (…), ils ne sont pas pour autant pathologiques ». «  Un processus pervers peut être utilisé ponctuellement par chacun de nous. Cela ne devient destructeur que par la fréquence et la répétition dans le temps ». (…)

Là où le problème devient brûlant, c’est qu’il déborde de l’espace privé pour parasiter la société entière.

à suivre

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