Lectures dans la liturgie de ce jour

Pentecôte 2020

Livre des Actes des Apôtres 2,1-11.

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.
Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel.
Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient.
Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie,
de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage,
Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

Psaume 104(103),1ab.24ac.29bc-30.31.34.

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
La terre s’emplit de tes biens.
Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.
Gloire au Seigneur à tout jamais !
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Que mon poème lui soit agréable ;
moi, je me réjouis dans le Seigneur.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,3b-7.12-13.

Frères, personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint.
Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.
Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23.

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris


Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167)
moine cistercien
Sermon sur la septuple voix du Saint-Esprit à la Pentecôte, Sermones inediti, éd. Talbot, Rome 1952, 1, 112-114 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 226)

« Tu envoies ton souffle… tu renouvelles la face de la terre » (Ps 103,30)

Selon le dessein de Dieu, au commencement, l’Esprit de Dieu a rempli l’univers, « déployant sa vigueur d’un bout du monde à l’autre et gouvernant toute chose avec douceur » (Sg 8,1). Mais, en ce qui concerne son œuvre de sanctification, c’est à partir de ce jour de Pentecôte que « l’Esprit du Seigneur a rempli l’univers » (Sg 1,7). Car c’est aujourd’hui que cet Esprit de douceur est envoyé par le Père et le Fils pour sanctifier toute créature selon un plan nouveau, une manière nouvelle, une manifestation nouvelle de sa puissance et de sa force.
Auparavant « l’Esprit n’avait pas été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn 7,39)… Aujourd’hui, venant du séjour céleste, l’Esprit est donné aux âmes des mortels avec toute sa richesse, toute sa fécondité. Ainsi cette rosée divine s’étend sur toute la terre, dans la diversité de ses dons spirituels. Et il est juste que la plénitude de ses richesses ait ruisselé pour nous du haut du ciel, puisque peu de jours auparavant, par la générosité de notre terre, le ciel avait reçu un fruit d’une merveilleuse douceur… L’humanité du Christ, c’est toute la grâce de la terre ; l’Esprit du Christ, c’est toute la douceur du ciel. Il s’est donc produit un échange très salutaire : l’humanité du Christ est montée de la terre au ciel ; aujourd’hui, du ciel est descendu vers nous l’Esprit du Christ…
C’est partout que l’Esprit Saint agit ; c’est partout que l’Esprit prend la parole. Sans doute, avant l’Ascension, l’Esprit du Seigneur a été donné aux disciples lorsque le Seigneur leur a dit : « Recevez le Saint Esprit. Tous ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ». Mais, avant la Pentecôte, on n’a pas entendu la voix de l’Esprit Saint, on n’a pas vu briller sa puissance. Et sa connaissance n’est pas parvenue aux disciples du Christ, qui n’avaient pas été confirmés en courage, puisque la peur les obligeait encore à se cacher dans une salle fermée à clé. Mais à partir de ce jour, « la voix du Seigneur domine les eaux…, elle taille des lames de feu… et tous s’écrient : Gloire ! » (Ps 28,3-9)

Que fête-t-on à la Pentecôte ?

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (le Vendredi Saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension). À la Pentecôte, Dieu le Père envoie aux hommes l’Esprit de son Fils. Cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Le vent et le feu

Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblée pour Chavouot (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ». Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». À tel point que certains les croient « pleins de vin doux » (Ac 2, 1-14) !

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Lors de la Pentecôte, l’Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. À la suite de cet événement, naissent les premières communautés chrétiennes qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

Pape François

@Pontifex_fr

Esprit Saint, souffle dans nos cœurs et fais-nous respirer la tendresse du Père. Souffle sur l’Église pour qu’elle annonce avec joie l’Évangile. Souffle sur le monde la bienfaisante fraîcheur de l’espérance.

The Mystical Experience Of Rumi

Mystical Experience Of Rumi

Jalal ad-Din Muhammad Rumi (September, 30 1207 – December, 17 1273), known more popularly in the English-speaking world simply as Rumi… 

Awaken

was a Persian poet, jurist, theologian, and Sufi mystic.  Rumi’s influence transcends national borders and ethnic groups:  Iranians, Turks, Cappadocian Greeks, Afghans, Tajiks, other Central Asian Muslims, the Muslims of South Asia, and many other groups have greatly appreciated his spiritual legacy for the past seven centuries.  Rumi’s poems have been widely translated into many of the world’s languages.  In recent years, Western interest in, and appreciation for, Rumi’s writings has grown enormously – so much so, that Rumi has been described as the “most popular poet in America.”

In his poetry, Rumi described his search for God and where he discovered The Beloved (as translated by Coleman Barks):

“I searched for God among the Christians and on the Cross and therein I found Him not.
I went into the ancient temples of idolatry; no trace of Him was there.
I entered the mountain cave of Hira and then went as far as Qandhar but God I found not.
With set purpose I fared to the summit of Mount Caucasus and found there only ‘anqa’s habitation.
Then I directed my search to the Kaaba, the resort of old and young; God was not there even.
Turning to philosophy I inquired about him from ibn Sina but found Him not within his range.
I fared then to the scene of the Prophet’s experience of a great divine manifestation only a ‘two bow-lengths’ distance from him’ but God was not there even in that exalted court.
Finally, I looked into my own heart and there I saw Him; He was nowhere else.”

Through his poem, “Unity of Spirit”, Rumi described how in mystical union all becomes One (as translated by R.A. Nicholson):

“When the rose is dead and the garden ravaged, where shall we find the perfume of the rose?  In rose-water.

Inasmuch as God comes not into sight, the prophets are His vicars [i.e., representatives].

Do not mistake me!  ’Tis wrong to think that the vicar and He Whom the vicar represents are two.

To the form-worshipper they are two; when you have escaped from consciousness of form, they are One.

Whilst you regard the form, you are seeing double:  look, not at the eyes, but at the light which flows from them.

You cannot distinguish the lights of ten lamps burning together, so long as your face is set towards this light alone.

In things spiritual there is no partition, no number, no individuals.

How sweet is the oneness of the Friend [i.e., God] with His friends [i.e, creation]!
Catch the spirit and clasp it to your bosom.
Mortify rebellious form till it wastes away:  unearth the treasure of Unity!”

Source: Imeri

In lupta cu puterile întunericului, o singura arma: iubirea

Din cartea Pr Bernard Ducruet Le combat spirituel, talmacit de mine Razboiul nevazut. Varianta „stil catolic” a aparut mai demult la editura Sapientia, Iasi. Pun aici o bucata din prima varianta, „stil ortodox”. Cu speranta ca mesajul crestin va strabate dincolo de hotarele pe care le pun oamenii bisericii universale, cea cu un singur Cap/Sef: Jesus Christus, Iisus Hristos, Isus Cristos… Se poate scrie Numele sfânt în toate felurile, esentialul este sa ni6l amintim…

Dau cuvântul marelui duhovnic care a fost Dom Bernard Ducruet.

„MARILE PRINCIPII ALE RĂZBOIULUI NEVĂZUT

Pentru a nu ne pierde încrederea şi a duce la bun sfârşit lupta în planului Duhului ori în plan social, este bine să păstrăm în memorie câteva principii care ne pot aduce lumină.

Vom aminti în cele ce urmează cinci dintre aceste principii.

Căutarea dragostei

Un prim principiu este următorul : atunci când urmăreşti dragostea înrădăcinată în Dumnezeu, încetezi să te mai afli sub influenţa duhului răului şi eşti la adăpost de sugestiile acestuia. Madeleine Delbrêl ne mai spune următoarele :

“În lupta sa cu puterile întunecate, Iisus nu are altă armă decât dragostea. Sfântul Ioan, cel care a înţeles cel mai bine drama luptei dintre lumină şi întuneric, este cel care ne arată că numai prin dragoste, şi cu puterea dragostei, putem intra în lumină “.

Ce avem de făcut, este să ne lăsăm tot mai mult inspiraţi, continuu inspiraţi, de Duhul lui Hristos, căci acolo unde lucrează Duhul Sfânt, duhul răului pierde orice putere.

Duhul lui Dumnezeu, ori duhul răului ?

Al doilea principiu este următorul : nu există asemănare între lucrarea Duhului Sfânt şi cea a duhului viclean. Acesta din urmă lucrează totdeauna din exterior, plecând de la simţuri. Poate pătrunde mai adânc, trecând de la datele simţurilor la emoţii, ca apoi să ia în stăpânire imaginaţia, tulburând mintea prin fel de fel de imagini, şi în cele din urmă ajunge să paralizeze inteligenţa ca şi judecata, pe care le întunecă şi le înşeală ; dar, chiar şi atunci, prin anamneză (adică practicând, în lumina Duhului, o rememorare a faptelor trecute însoţită de un bun discernamânt, lucru care necesită adesea ajutorul altcuiva), putem vedea ce portiţă am lăsat deschisă, lăsând cândva să se strecoare în noi acest duh, acceptându-i sugestiile. El nu poate reuşi însă să  pună stavilă libertătaţii sufletului nostru, a inimii noastre adânci. Dimpotrivă, Duhul Sfânt, Acela care ne-a dăruit libertatea, acţionează dinăuntru, fără a ne aliena vreodată libertatea, şi fără să ne constrâng. Lucrarea Duhului aduce pace, curăţă, luminează, clădeşte.

Participarea la Mântuire

O a treia consideraţie ne poate ajuta în luptă. Şi anume, faptul că războiul nevăzut pe care îl ducem este parte din lucrarea mântuitoare a Domnului nostru Iisus Hristos. Cu El, luptăm şi suferim pentru a-i elibera pe alţii, luptăm şi suferim pentru ca toţi oamenii sa fie eliberaţi. Slăbiciunile, limitele, greşelile noastre, ispitele, până şi păcatul care ne umileşte, toate  folosesc,  pentru ca noi să ajungem să fim încă şi mai aproape de Hristos, şi a-L lăsa să ne împace cu Dumnezeu. Din tot ce e rău scoatem în acest fel un bine superior, căci

Toate merg spre binele celui care-L iubeşte pe Dumnezeu (Romani 8,28).

Sfântul apostol Pavel ne mai arată :

Toate le sufăr pentru Hristos, slăbiciuni, ocări, constrângeri, prigoniri şi spaime, căci, când sunt slab, atunci sunt puternic (2 Corinteni 12,10).

 Puterea care ni se dă, este chiar puterea lui Dumnezeu în noi, care înlocuieşte puterile noastre sleite.

Creşterea întru dragoste

O a patra certitudine ne însufleţeşte lupta. Şi anume că lupta duce în definitiv la întărirea virtuţilor teologale ale credinţei, nădejdii, dragostei, şi prin aceasta ne uneşte şi mai strâns cu Dumnezeu, chiar dacă acest lucru se petrece în întuneric, în ceea ce sfântul Ioan al Crucii numeşte “noaptea simţurilor” şi “noaptea spiritului”. Astfel, atunci când strigăm “Doamne, vino iute în ajutorul meu”, strigătul acesta face să crească treptat în noi dragostea de Dumnezeu, şi o face să coboare tot mai adânc în iadul nostru, aducând lumina.

O luptă a Bisericii

Să nu uităm, în fine, să ne păstram vie convingerea că lupta noastră este totodată şi lupta Bisericii. Diavolul ne duce la disperare lăsându-ne muţi, convingându-ne că suntem singuri, şi că nu putem aşadar decât să fim înfrânţi. Însă luptele de aceste fel sunt întotdeauna solidare cu luptele Bisericii. Suntem în comuniune cu toţi cei care trec prin aceeaşi încercare. Suferim încercarea şi ispita împreună cu Biserica, şi pentru  Biserică. Ne vindecăm în Biserică, prin ea şi pentru ea. Luptăm pentru Biserică, cu Biserica, în  Biserică.”

Le combat spirituel

 

Le combat spirituel est le lot de tout chrétien même si beaucoup n’ont pas appris à l’affronter ou se croient peu concernés par le sujet. Nul n’y échappe pourtant.

Il est avant tout source de croissance dans la charité si toutefois nous cherchons à le vivre en vrais disciples du Christ.

Le père Bernard Ducruet nous livre quelques données essentielles de ce combat spirituel. Cet éclairage simple et profond s’avérera fort utile pour tous les priants.

« Ce livret garde toute son actualité. Il souligne à partir de la tradition de saint Benoît l’existence et l’importance du combat spirituel.(…) Le style limpide de cet ouvrage donnera beaucoup de lumière dans la vie spirituelle.»
NOUVELLE REVUE THÉOLOGIQUE, A .Mattheeuws S.J

 

 

 

„Il reviendra dans la gloire…”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11a.

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

« Comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

Dans le grand Credo de l’Église, la partie centrale, qui traite du mystère du Christ à partir de sa naissance éternelle du Père et de sa naissance temporelle de la Vierge Marie pour arriver par la croix et la résurrection jusqu’à son retour, se conclut par les paroles : « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d’ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu. La foi au Christ n’a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l’heure de la justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs foi. (…)
En lui, le Crucifié, la négation des fausses images de Dieu est portée à l’extrême. Maintenant Dieu révèle son propre visage dans la figure du souffrant qui partage la condition de l’homme abandonné de Dieu, la prenant sur lui. Ce souffrant innocent est devenu espérance-certitude : Dieu existe et Dieu sait créer la justice d’une manière que nous ne sommes pas capables de concevoir et que, cependant, dans la foi nous pouvons pressentir. Oui, la résurrection de la chair existe. Une justice existe. La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent.
C’est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance – l’espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles. Je suis convaincu que la question de la justice constitue l’argument essentiel, en tout cas l’argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle. Le besoin seulement individuel d’une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l’immortalité de l’amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l’homme est fait pour l’éternité ; mais seulement en liaison avec le fait qu’il est impossible que l’injustice de l’histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante.

Benoît XVI
pape de 2005 à 2013
Encyclique « Spe Salvi » § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

Voi sunteți lumina lumii

Curajul credinței

Duminica a 5-a de peste an – 9 februarie 2020

Voi sunteți lumina lumii – Comentariu la Evanghelie de pr. Alberto Maggi, OSM

Noua relație pe care Isus a venit să o propună între oameni și Dumnezeu, nu mai putea fi conținută în legământul antic, cel al lui Moise, și de aceea Isus trebuia să propună unul nou și îl formulase, în Evanghelia după Matei, conform fericirilor.

La încheierea fericirilor, iată cuvintele dure, dar și pline de speranță, de încredere, ale lui Isus, adresate discipolilor săi:„Voi sunteți sarea pământului”.Care este semnificația sării? Trebuie înțeleasă în cultura vremii: sarea era un element foarte, foarte prețios; știm că termenul salariu provine tocmai de la sare, cu care erau plătiți soldații. Sarea era folosită pentru conservarea alimentelor. Așadar, din această semnificație a sa fizică, materială, s-a transfigurat într-o semnificație simbolică, pentru că, sarea fiind cea care păstra, i se atribuia o…

Vezi articolul original 889 de cuvinte mai mult

A primi sau a nu primi? — Pași către propriul suflet

 

Sunt oameni care nu știu să primească pentru că nu le este familiar „darul”. Adică, pentru că nu au fost învățați să li se ofere cuvinte frumoase, de apreciere, daruri mărunte care te fac să te simți că ești prețuit, gesturi de ajutor la momentul oportun (și sunt convinsă că puteți continua această listă), ei […]

via A primi sau a nu primi? — Pași către propriul suflet