„Repères pour le martyre qui vient…” ?

Extraits d’un livre d’actualité, vu surtout le titre:

Rien que l’Amour, Repères pour le martyre qui vient de Martin Steffens, Éditions Salvator, octobre 2015

Le nouveau visage du mal :

La dernière ruse du diable a été, selon le mot de Baudelaire, de nous faire croire qu’il n’existe pas. Dernière ruse, mais non point dernier acte. Car le dernier acte du diable est de nous jeter à la face combien nous nous sommes laissé prendre à cette ruse.

Démentiellement, le diable s’expose. C’est tellement frappant que nous avons presque du mal à y croire. Mais nous avons mieux à lui opposer que notre sidération. Notre vocation à vivre et à mourir d’amour est plus inventive que cela.

Le chrétien face au mal :

Comment voir le mal, tout le mal, sans s’y laisser dissoudre ? Quelle forme d’action et d’attitude correspond à la vocation, ici et maintenant, des hommes de bonne volonté ? Et, a fortiori, des chrétiens, c’est-à-dire de ceux qui ont reçu pour mandat de vivre dès aujourd’hui, non pas seulement dans l’amour (car ce ne sont pas des temps d’amour qui s’annoncent) mais de l’amour, et quelle que soit la brutalité avec laquelle la haine se déchaîne alentour.

L’épreuve de la foi :

On sait ce qui arrive. La menace approche. Mais par la vie qu’il reçoit et le salut que Dieu lui offre, on sait aussi qu’il ne peut arriver à un chrétien que l’Amour. Qu’il peut bien sûr arriver au chrétien de se détourner de la source de son être, de se détourner de la lumière et, s’en détournant, de se plaindre que tout est ombre – quand il n’est d’ombre que celle qu’il projette devant lui en tournant le dos à la lumière.

La vraie nature de la souffrance :

Mais le chrétien sait aussi qu’il est entré, par la Croix du Christ, définitivement, dans le temps de la Fin : tout est accompli. Il ne vit pas en sursis d’un malheur possible, mais par surcroît : reconfiguré par l’Amour, il ne peut lui arriver que l’Amour. Cette main humaine qui le blesse, cette épreuve qui le broie est, comme l’écrivait Simone Weil, comparable à l’étreinte d’un ami qu’on a pas vu depuis longtemps et qui nous étreint un peu trop fort. À celui qui, comme le chrétien, s’est perdu lui-même pour se recevoir de Dieu, il n’est aucun coup reçu qui n’ait l’arrière-goût d’aimer.

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