„Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres”

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 9-17

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,

car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,

que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »

COMMENTAIRE, P. Jacques Marcotte, Spiritualité 2000

Aimer avec l’Amour dont il nous aime!

Dans ce passage d’Évangile, Jésus nous annonce le chemin du plus grand amour, celui qu’il a parcouru pour nous rejoindre. Du coup, il trace les contours de notre vocation à aimer, à aimer comme lui. Lui, le premier, il nous a aimés, d’un amour qui donne tout, d’un amour divin. 

Avec la figure du vrai Berger, évoquée précédemment, Jésus se révèle comme celui qui rassemble ses brebis; il les connaît; il les appelle; il leur donne l’abondance; il donne sa vie pour ses brebis. L’allégorie de la Vigne nous a fait voir ensuite la communion dans laquelle nous sommes établies avec le Ressuscité, jusqu’à faire corps avec lui, vivre de sa vie, Maintenant Jésus nous parle de l’amour dont il nous aime et dont il veut que nous l’aimions, dont il veut que nous nous aimions entre nous. L’image forte qu’il choisit pour nous le dire est celle de l’Amitié. « Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». 

Il est étonnant de voir le Seigneur s’ouvrir ainsi à nous, nous faire ainsi confidence de lui-même. Nos amitiés, nous en parlons peu. Nous sommes pudiques. Nous avons peur de dire nos sentiments profonds, de révéler nos états d’âme et de cœur. En fait nous ne sommes pas bien certains d’aimer. Peut-être avons-nous peur d’aimer et de nous laisser aimer? Surtout si nous avons connu des déceptions dans ce domaine. Ou si nous avons le sentiment d’être en déficit d’amitié, portant le sentiment d’avoir trahi celui ou celle qui avait mis en nous sa confiance. Et alors ça nous surprend d’entendre le Seigneur nous parler d’amitié, d’apprendre qu’il veuille s’engager jusque-là avec nous. 

En fait Jésus révèle à ses disciples le plus intime de lui-même, le mystère de sa relation intense avec le Père. Nous comprenons que leur amour, celui du Père et du Fils, est immense, à l’infini de l’amour. La lettre de Jean nous le disait : « Dieu est Amour ». Or Jésus introduit ses disciples dans cet amour-là. Pour qu’ils puissent s’y installer, y demeurer, en vivre, vivre cet amour. 

Et nous apprenons ainsi qu’à notre tour nous sommes appelés à entrer dans cette profondeur d’intimité avec le Seigneur. Il ouvre son cœur sur le nôtre. Il se met en quête de notre amour. Voici qu’il nous a aimés le premier, jusqu’à donner sa vie pour nous. C’est notre tour de répondre à cet amour par notre consentement à nous aimer les uns les autres, et à le faire en mémoire de lui. Ainsi son sacrifice n’aura pas été vain.

Remarquons que cet amour de charité qu’il éveille en nous, Jésus ne le demande pas pour lui-même. Il veut le voir animer nos rapports les uns avec les autres. Il nous en fait même un commandement, sachant que notre nature ne va pas facilement dans ce sens. Nous avons tendance à nous isoler les uns des autres, à nous enfermer prudemment dans nos quartiers. Pour nous protéger peut-être? Nous avons peur d’aimer. Peur des obligations de l’amour. 

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