„Celui qui m’a envoyé c’est le Seigneur…”


l’Évangile au Quotidien
« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Dimanche 20 Mars
Troisième dimanche de Carême

Livre de l’Exode 3,1-8a.10.13-15.

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb.
L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.
Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! »
Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances.
Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel.
Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,1-6.10-12.

Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer.
Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ;
tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;
tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ.
Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.
Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là.
Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés.
Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps.
Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9.

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

La vie est là… tantôt « simple et tranquille», tantôt traversée de crises et d’épreuves. Tranquille, encore, chez nous, mais terrible sous les bombes, en Ukraine et en Syrie.

L’accepter de la main de Dieu, sans tomber pour autant dans le fatalisme ou dans une morne résignation… C’est dur. Et oui, cela exige une conversion. Une conversion permanente, une conversion durable.

Quand il évoque les Galiléens assassinés sur ordre de Pilate, Jésus appelle les hommes à changer leur cœur pour revenir à Dieu. À son tour, récapitulant les grandes étapes de l’histoire sainte, l’apôtre Paul parle de ceux qui « ont eu des convoitises mauvaises », et en ont pâti.

Tout cela, pour exhorter les chrétiens à rester fermes dans leur foi, quelles que soient les tentations rencontrées en chemin.

La tentation, dans le langage de la Bible, est une mise à l’épreuve de la foi, sous forme de contestation, de murmures, d’idolâtrie ; c’est un piège dans lequel le Tentateur essayera toujours de faire tomber les croyants. Mettant à profit nos faiblesses qu’il connaît si bien, il s’applique à saper nos bonnes résolutions, à nous pousser au mal, bref, à empoisonner notre conscience. Mais Dieu, que nous supplions, jour après jour, pour qu’il nous garde du Malin, veille sur les siens.

Il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces, affirme, avec son autorité d’apôtre, saint Paul. Quelles que soient nos difficultés, nos épreuves, nos chutes, il nous donnera les moyens de nous en sortir. En prendre conscience, y compter, c’est déjà se convertir.

Écouter sa voix, chercher à déchiffrer sa volonté et à la suivre, c’est déjà se convertir. Sa Providence nous accompagne, et le feu de sa charité brûle, tel dans le buisson ardent, sans s’épuiser. Quant à nous, n’hésitons pas à « faire un détour », tel celui que fit Moïse, pour rencontrer Dieu. Quelles que soient les tentations, veillons et prions, comme nous l’apprend Jésus.

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