Dieu et/ou l’argent ?

L’écho de saint Jean Chrysostome à Mt 6,24-34

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent »

Comme un médecin sage qui avertit son malade du bien qu’il récoltera s’il suit ses conseils et du danger qu’il court à les négliger, le Christ nous incite à choisir la douceur de son joug (Mt 11,30) plutôt qu’un dur esclavage, lui témoigner notre amour en méprisant les biens périssables. (…) Le mal que vous causent les richesses, dit-il, n’est pas seulement de vous exposer aux attaques des voleurs et de remplir votre esprit de ténèbres épaisses qui aveuglent. Le grand mal qu’elles font, c’est de nous arracher au service du Christ pour nous rendre esclaves d’un maître insensible et inanimé ; elles rompent le lien qui nous attache à Dieu et donc nous enlèvent le bien qui nous est le plus nécessaire. (…) « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’Argent. » Tremblons, frères, à la pensée que nous forçons le Christ de nous parler de l’argent comme d’une divinité opposée à Dieu ! (…)
Mais, direz-vous, les patriarches n’ont-ils pas été riches ? Abraham et Job avaient de grands biens : étaient-ils moins vertueux parce qu’ils vivaient dans l’abondance ? Je ne vous parle pas ici ceux qui ont possédé les richesses, mais ceux qui en ont été possédés. Job était riche ; il se servait de l’argent, mais il ne servait pas l’argent. Il en était le maître et non l’esclave. Il s’en servait pour venir en aide aux pauvres (…), considérait ses biens comme un dépôt dont il assurait la gestion, se voyait comme le dispensateur et non comme le propriétaire. (…) C’est pourquoi, quand il les a perdus, il ne les a pas regrettés.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,24-34.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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