Teilhard sur les sources du bonheur

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Premier Novembre : la solennité de Tous les Saints, fête d’un bonheur paradoxal. Car Dieu, ne l’ignorons pas, et osons le croire, nous veut heureux. A sa façon ! „Pauvres en esprit”, comme la Sagesse qui bâtit le Royaume. Altruistes, comme Celui qui a donné sa vie pour nous. Compatissants et généreux, comme le Christ. Oublieux de notre petit moi, pour viser à l’essentiel: ce plus grand que nous qui nous attend en nous-mêmes.

Ne pas céder à la paresse, mais construire

Pour être heureux, premièrement, il faut réagir contre la tendance au moindre effort qui nous porte, ou bien à rester sur place, ou bien à chercher de préférence dans l’agitation extérieure le renouvellement de nos vies. Dans les riches et tangibles réalités matérielles qui nous entourent il faut sans doute que nous poussions des racines profondes. Mais c’est dans le travail de notre perfection intérieure, – intellectuelle, artistique, morale –, que pour finir le bonheur nous attend. La chose la plus importante dans la vie, disait Nansen1, c’est se trouver soi-même. L’esprit laborieusement construit à travers et au-delà de la matière –Centration.

Refuser l’égoïsme qui nous enferme et/ou veut dominer

Pour être heureux, deuxièmement, il faut réagir contre l’égoïsme qui nous pousse, ou bien à nous fermer en nous-mêmes, ou bien à réduire les autres sous notre domination. Il y a une façon d’aimer, – mauvaise, stérile –, par laquelle nous cherchons à posséder, au lieu de nous donner. Et c’est ici que reparaît, dans le cas du couple ou du groupe, la loi du plus grand effort qui déjà réglait la course intérieure de notre développement. Le seul amour vraiment béatifiant est celui qui s’exprime par un progrès spirituel réalisé en commun. – Décentration.

Nous décentrer: mettre notre centre dans plus grand que nous.

Et pour être heureux, – tout à fait heureux, troisièmement – il nous faut, d’une manière ou de l’autre, indirectement ou à la faveur d’intermédiaires graduellement élargis (une recherche, une entreprise, une cause…) transporter l’intérêt final de nos existences dans la marche et le succès du Monde autour de nous. Comme les Curie, comme Termier2, comme Nansen, comme les premiers aviateurs, comme tous les pionniers dont je vous parlais plus haut, il faut, pour atteindre la zone des grandes joies stables, que nous transférions le pôle de notre existence dans le plus grand que nous. Ce qui ne suppose pas, rassurez-vous, que nous devions pour être heureux faire des actions remarquables, extraordinaires, mais seulement, ce qui est à la portée de tous, que, devenus conscients de notre solidarité vivante avec une grande Chose, nous fassions grandement la moindre des choses. Ajouter un seul point, si petit soit-il, à la magnifique broderie de la Vie ; discerner l’Immense qui se fait et qui nous attire au cœur et au terme de nos activités infimes ; le discerner et y adhérer : – tel est, au bout du compte, le grand secret du bonheur… – Surcentration.

Teilhard de Chardin (1881-1955)
texte extrait de Sur le bonheur.

1 Fridjdoft Nansen (1861 – 1930) fut un grand explorateur, un éminent scientifique et un grand diplomate norvégien ; il reçut le prix Nobel de la paix en 1922.

2 Pierre Termier, (1859-1930) est un géologue français. Spécialiste de la tectonique et de la synthèse structurale des Alpes, il a étudié les mouvements tangentiels de la chaîne.

Le saint de ce jour

„Raymond Kolbe naquit en Pologne à Zdunska-Wola, en 1894. Il entre au noviciat des frères conventuels franciscains en 1910 sous le nom de Maximilien, auquel il ajoutera celui de Marie à sa profession solennelle en 1914. Il poursuit ses études à Rome à l’Université grégorienne. En 1917, avec quelques confrères, il fonde un mouvement marial au service de l’Église et du monde : „La Milice de l’Immaculée”.

Prêtre, il rentre en Pologne et enseigne la philosophie et l’histoire de l’Église au couvent de Cracovie. Malgré sa santé fragile (il vécut avec un seul poumon à partir de 1921) et l’incompréhension de son entourage, il continue à propager la Milice de l’Immaculée.

Théologien, mystique et apôtre, Maximilien a trouvé l’unité de sa vie dans son culte pour l’Immaculée, qui se concrétise dans le don de soi.

Il lance un bulletin mensuel, Le chevalier de l’Immaculée, il crée à Teresin un centre de vie religieuse et apostolique appelé La cité de l’Immaculée. Il se rend au Japon et fonde à Nagasaki une seconde Cité et prépare d’autres fondations en Asie.

Déporté en Allemagne en 1939, le 29 mai 1941, il arrive au camp d’Auschwitz. C’est là qu’il s’offre à la place d’un père de famille, (qui devait être châtié) en représailles d’une évasion. Choisissant librement d’être condamné avec 9 autres prisonniers, il est enfermé dans un bunker pour y mourir de faim. Il meurt le dernier, le 14 août, veille de la fête de l’Assomption, après avoir réconforté ses compagnons. Jean-Paul II l’a canonisé en 1982.

Le F. Maximilien Kolbe en 1939. © D. R.

Méditation

Maximilien, toi notre frère aîné dans la foi, tu as offert librement ta vie par Amour de Dieu et de ton prochain. Aujourd’hui, le don de ta vie nous interpelle sur nos chemins de foi, d’amour, sur toutes nos routes humaines d’ombres et de lumières.

Seigneur, à la prière de Maximilien, guide nos pas sur les chemins du don et de l’Amour vrai et libre, avec ta grâce. Que notre vie soit belle et simple, un peu plus chaque jour tournée vers Toi !”

Soeur Marie-Bénédicte, clarisse, texte paru dans la Croix, mardi 14 août 2018

 

Anton de Padova

Este un sfânt venerat în lumea întreaga, si nu degeaba. Din pacate insa, mai curând la un mod superstitios: 13 rugaciuni, cu un text anume, de rostit în 13 saptamâni, neaparat martea. Zi în care e bine si sa dai ceva saracilor, chit ca în celelalte zile nici ca-ti pasa, nici de ei, si nici de rugaciune. În  România ma impresionau, cu ani in urma, slujbele somptuoase de 13 iunie, cu sfintirea copiilor si a crinilor…Si, fireste, pastram cu sfintenie petale uscate de crin din buchetul stropit cu aghiasma cu care ma înghesuiam si eu printre sumedenie de mamici, matusi si bunici.  Sfântul, sa nu uitam, nu numai ca e ocrotitor al copiilor, dar e sarbatorit si în iunie, luna cu examene. Oricum, îi datorez partial descoperirea Bisericii catolice, în care patrundeam în deplina ignoranta si cu cele mai superstitioase asteptari, ca si apropierea de credinta in general.

În Franta am constatat cu surprindere ca saint Antoine de Padoue, care-si mai are statuia în multe biserici, este redus la functia de „gasitor de obiecte pierdute”, iar publicul care aprinde lumânari în fata statuii si ofera un mic obol pentru saraci e si el alcatuit majoritar din straini batrâiori, pierduti si saraci.

Acum gândesc ca, daca obiectul pierdut este o rugaciune cu inima curata, lipsita de egoism, îndreptata catre un Dumnezeu al Milei, al Iubirii care nu pune conditii, rabda tot si iarta tot… un Dumnezeu al daruirii nepregetate… mijlocirea sfântului este cât se poate de folositoare. A nu se uita ca este Invatator al Bisericii, mare propovaduitor al Evangheliei, „razboinic al lui Hristos”, înainte ca evlavia populara sa-i fi atribuit micile si marile minuni asteptate prin mijlocirea rugaciunii sale în obstea (comuniunea) sfintilor.

Printre sfinti, nu o uit pe Maica Teresa din Calcutta, care a pledat în catedrala Sf Iosif din Bucuresti în favoarea pruncilor nenascuti. Ceea ce s-a petrecut, daca nu ma însel, în acelasi iunie funest din 1990.

 

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