« Ils disent et ne font pas »

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231)
franciscain, docteur de l’Église
Sermons

« Ils disent et ne font pas »

Celui qui est rempli du Saint-Esprit parle diverses langues (Ac 2,4). Ces diverses langues sont les divers témoignages rendus au Christ, comme l’humilité, la pauvreté, la patience et l’obéissance. Nous les parlons quand, en les pratiquant nous-mêmes, nous les montrons aux autres.

La parole est vivante lorsque ce sont les actions qui parlent. Je vous en prie, que les paroles se taisent et que les actions parlent. Nous sommes pleins de paroles mais vides d’actions ; à cause de cela le Seigneur nous maudit, lui qui a maudit le figuier où il n’a pas trouvé de fruits mais seulement des feuilles (Mc 11,13s).

« La loi, dit saint Grégoire, a été présentée au prédicateur pour qu’il pratique ce qu’il prêche. » Il perd son temps à répandre la connaissance de la loi, celui qui détruit son enseignement par ses actions.

Mais les apôtres parlaient selon le don de l’Esprit. Heureux celui qui parle selon le don de l’Esprit, et non selon son propre sentiment…

Parlons donc selon ce que l’Esprit Saint nous donnera de dire. Demandons-lui humblement et pieusement de répandre en nous sa grâce.

Antoine de Padoue, frère mineur, docteur de l’Église (✝ 1231)
Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d’Assises’appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d’Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d’y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe. 
En 1221, il est à Assise au chapitre de l’Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé ‘au pied levé’ un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l’envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C’est aussi dans cette ville qu’il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l’Italie du Nord. 
La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C’est là qu’il meurt d’épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est „Docteur de l’Église”, mais la piété populaire préfère en lui l’intercesseur efficace.
Il a été nommé saint patron du Portugal en 1934 par le pape Pie XI.Il fut l’un des premiers grands théologiens des Frères Mineurs pour ne pas dire le premier”. Saint Antoine a composé un cycle de sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l’Église, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses semons reprenaient toute la fraîcheur et la beauté de l’Évangile”.

Dit de Padoue ou de Lisbonne, Antoine définit la prière „comme une relation d’amitié où l’homme dialogue avec le Seigneur”, l’articulant en quatre dispositions indispensables: ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier. Cet enseignement résume la théologie franciscaine, „la centralité de l’amour divin qui s’ouvre à la sphère affective et à la volonté cordiale, qui est aussi source d’un connaissance spirituelle qui dépasse toutes les connaissances”. Le Docteur évangélique, a écrit Benoît XVI, connaissait bien les défauts de la nature humaine, et „la tendance à tomber dans le péché. Il exhortait sans cesse à combattre l’inclination à l’avidité, à l’orgueil et à l’impureté… Au début du XIII siècle, dans un contexte de renaissance des villes et du commerce, le nombre des personnes insensibles aux pauvres s’accroissait. Ainsi invitait-il les fidèles à rechercher l’amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur”. Cet enseignement „est tout aussi valable aujourd’hui, face à la crise économique, aux inégalités qui appauvrissent tant de personnes et accroissent la pauvreté. Puis le Pape a souligné un autre des aspects saillants de la théologie franciscaine, le christocentrisme, qui „invite à réfléchir aux mystères de l’humanité du Seigneur, principalement la Nativité et la Crucifixion. „La vue du Crucifié inspirait à Antoine une immense gratitude envers Dieu, mais aussi de l’estime pour la dignité de la personne humaine, grâce à laquelle croyant comme incroyant peut trouver un sens enrichissant à sa vie”. Le Saint-Père a rappelé „l’importance du crucifix pour notre culture et pour l’humanisme découlant de la foi chrétienne… C’est parce que Dieu nous considère importants que nous devons être dignes des souffrances du Christ”.

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1313/Saint-Antoine-de-Padoue.html

Reclame

M’aimes-tu…?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19.

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » 
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. 
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » 
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. » 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire du jour :

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape 
Homélie à Paris 30/05/80 

„À l’heure de l’épreuve, Pierre a renié son Maître par trois fois. Et sa voix tremblait lorsqu’il a répondu : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ». Cependant, il n’a pas répondu : « Et pourtant, Seigneur, je t’ai déçu », mais : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ».

En disant cela, il savait déjà que le Christ est la pierre angulaire (Ac 4,11), sur laquelle, en dépit de toute faiblesse humaine, peut croître en lui, Pierre, cette construction qui aura la forme de l’amour.

À travers toutes les situations et toutes les épreuves, jusqu’à la fin. C’est pour cela qu’il écrira un jour : « Vous aussi vous êtes appelés à devenir comme des pierres vivantes pour la construction d’un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, pour offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus Christ » (1P 2,5). 

Tout cela ne signifie rien d’autre que répondre toujours et constamment avec ténacité et de manière conséquente, à cette unique question : « Aimes-tu ? M’aimes-tu ? M’aimes-tu davantage ? »

C’est en effet cette réponse, c’est-à-dire cet amour, qui fait que nous sommes « la race élue, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple que Dieu s’est acquis ». C’est elle qui fait que nous proclamons les œuvres merveilleuses de celui qui nous « a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1P 2,9).

Tout cela, Pierre l’a su dans l’absolue certitude de sa foi. Et tout cela, il le sait, et il continue à le confesser aussi dans ses successeurs.”

Image result for jean paul ii

Jeudi Saint, aujourd’hui

Image result for lavement des pieds

Évangile selon saint Jean (13,1-15)
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure
était venue pour lui de passer de ce monde à son
Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans
le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du
repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur
de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de
le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis
entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il
s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son
vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la
ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à
les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est
toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui
répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas
maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre
lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non,
jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave
pas, tu n’auras pas de part avec moi. » (…)
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son
vêtement, se remit à table et leur dit :ujourd’hui
« Comprenez-vous ce que je viens de faire pour
vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si
donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé
les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les
pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je
vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme je l’ai fait pour vous.”

AMOUR DESARMANT
“Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras”

Voilà la Pâque de Pierre, des disciples: assister sans comprendre à la Pâque de leur Maître et Seigneur. Jésus au pied de ses disciples, en train de leur laver les pieds, ce n’était pas compréhensible pour eux. Du coup, pour certains, pas acceptable non plus. C’est l’expérience de Pierre. Il ne peut accepter ce qui n’entre pas dans sa logique. Il ne se laisse pas faire. Cela le coupe de Jésus. Pierre doit accepter ce qu’il ne conçoit pas. Difficile abandon de soi pour entrer dans le monde de l’autre. Jésus n’a cessé de les entraîner sur ce terrain. Tout leur vécu commun aurait pourtant dû le préparer à ce nouveau débordement.
Jésus dépasse l’entendement. Il n’est pas dans ce qui se laisse comprendre, il est dans la profondeur et la gravité d’un geste qui vient de plus loin que lui et qui va au-delà de lui.

Son geste regarde le Père qui l’inspire. Il est au pied du Royaume qui ne veut laisser personne en dehors de son amour. Même Judas est pris dans son geste déconcertant. Le Royaume c’est quand on ne refuse pas ce qui est en train de se passer.

Et que se passe-t-il ? Jésus aime. Jusqu’au bout. Tous. Nous aussi nous assistons sans comprendre à ce qui est en train de se passer. Tant et tant d’événements
déconcertants. Et pourtant, Dieu continue d’aimer. Jusqu’au bout. Tous. Nous en sommes les signes. Pauvres, ignorants, mais aimés et institués par Jésus à notre baptême pour laver les pieds des autres. Plongés dans son amour, nous avons fait dans notre chair et continuons de faire l’expérience de Jésus à nos pieds. Nous savons maintenant
ce qu’il voulait faire: nous rendre aptes à le suivre, à le vivre en son nom, à faire exister ce Royaume pour tous dont Dieu rêve depuis que son amour créateur nous a posés dans la vie. Dieu continue de créer les gestes et les paroles qui ne s’éteindront pas malgré la mort qui n’est jamais loin de ceux qui sont devenus libres dans l’amour. L’heure, c’est à chaque instant, parce que c’est à chaque instant que la vie réclame l’amour qui se tient à nos pieds.

Laissons- le faire. Ne résistons pas à ce qui est en train de nous gagner peu à peu: le désir de vivre jusqu’au bout.

Marie-Dominique Minassian
Equipe Evangile@Peinture

Jésus, Béelzeboul, et nous…

Troisième jeudi de Carême 

LECTURES : Jérémie 7,23-28; Psaume 94; Luc 11,14-23

« … si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. »            Luc 11,20

Jésus, Béelzeboul, et nous…

Comment se présente-t-il aujourd’hui, le chef des démons ?

Est-il si puissant qu’il le prétend, avec ses légions qui n’arrêtent de prendre d’assaut nos environnements et nos consciences ?

Avec la grâce du discernement, qui n’est pas refusée à qui la demande avec persévérance, nous ne manquerons pas de le débusquer. Nous reconnaîtrons les agissements du Malin partout où le bien et la vrai sont contestés, partout où règne la discorde, partout où l’apologie de la haine porte ses fruits empoisonnés.

Le démon triomphe à chaque fois que des idoles, pas forcément en métal, sont préférées au Dieu vivant.

Il se délecte de notre amour propre, de notre indifférence, de nos désespoirs,

de tout ce qui nous coupe des autres et du Tout-Autre.

La vigilance s’impose donc, avec la confiance en celui qui expulse les démons.

Le Christ mène le combat avec nous, sans que pour autant il nous sauve sans nous.

Il est, et sera toujours, le plus fort. Croyons en lui !

Voici le corps brisé

Résultat de recherche d'images pour "grunewald crucifixion"

« Voici l’agneau de Dieu. »
Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 29
 
Méditation de fr Thierry-Marie Courau, Paris
Sur ce détail du tableau (La crucifixion, par Mathias Grünewald),
Jean le Baptiste survient dans le désert des vies et désigne le corps brisé, tordu sur la croix, l’Agneau de Dieu, pour qu’en le voyant, la Parole qu’Il est soit reçue.
 

Nous aussi, aujourd’hui, nous cherchons le sens de la vie, le sens dans le chaos de notre vie, dans sa complexité et sa dispersion. Il vient à nous dans la Parole.

Entre le travail et le divertissement, quel temps nous reste-t-il pour la voir, l’entendre et l’écouter ? Pour lui donner sa chance de venir nous toucher, voire nous blesser, et nous conduire au sens ? Mais où se donne-t-elle ? Comment la trouver ? Comment la chercher ? Comment se laisser trouver par elle et en faire l’expérience vive ?

En l’Amour, corps et Parole ne font qu’un. Rencontrer la Parole de Dieu demande de voir le corps qui lui donne sa forme : « Ceci est mon corps » .

Le corps de la Parole vient à nous de multiples manières. Le Triduum pascal, qui s’ouvre à partir de demain, jeudi, est un temps privilégié pour voir et « re-ce-voir » le corps ainsi désigné.

C’est le moment de prendre le temps de lire et de relire ne serait-ce qu’un Évangile du début à la fin.

C’est le moment de se mettre à l’écoute des oubliés que nous croisons sur nos routes.

C’est le moment de reconnaître dans un croyant d’une autre manière un signe du Royaume qui ne cesse de venir à nous par lui.

C’est le moment de s’engager dans un travail de réconciliation en le confiant au Christ.

La « Parole en corps » est là, à proximité. Rendons-nous disponibles au désir qui grandit en nous, qui nous envoie au désert où, sans nul doute, un Jean-Baptiste nous la fera voir. Il ne tiendra qu’à nous de recevoir ce corps en son Eucharistie.

Lourdes, février 1858

Première apparition de la Vierge Marie à Lourdes, le 11 février 1848.

Accompagnée de sa soeur et d’une amie, la jeune Bernadette Soubirous se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort. Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau et aller dans la Grotte, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte : „J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied”. Bernadette fait le signe de la croix et récite le chapelet avec la Dame. La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.

Passer par la porte étroite

Afficher l'image d'origine

Luc 13, 22-3O

„L’Évangile aborde, en ce dimanche, la question de notre appartenance au Royaume de Dieu. Une question posée à Jésus donne d’abord à penser que le salut éternel serait le fait d’une minorité. « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés? »  La réponse de Jésus est prudente. Il ne se prononce pas sur le nombre, mais il nous parle plutôt des conditions requises pour entrer dans le salut de Dieu. Qu’il faut d’abord le vouloir.  Que ce qui est certain,  c’est que Dieu a les bras grand ouverts, qu’il souhaite sauver tout le monde, qu’il veut rassembler le plus grand nombre possible d’hommes et de femmes pour en faire ses amis et leur donner place au festin dans son royaume.

Toutefois le Seigneur nous met en garde contre une certaine présomption de notre part, où nous prendrions pour acquis que notre salut est assuré.  Ce serait nous méprendre. Il n’y a pas de places réservées dans le Royaume des cieux. Chacun, chacune doit envisager d’y entrer par la porte étroite. Une façon de nous dire qu’il faut nous y prendre de bonne heure. Qu’il y a un effort à fournir. Qu’il nous faut prendre le chemin trop peu fréquenté de l’amour, du don de soi et du service; le difficile chemin d’un engagement généreux pour la miséricorde et le pardon. Qui perd sa vie, la gagne. C’est la porte étroite de la croix, c’est le Christ lui-même et son mystère pascal.

Vous aurez des surprises, nous dit Jésus. Des gens qu’on disait loin, sont plus proches qu’on pense. Ils ont à cœur leurs frères et sœurs, ils pratiquent la solidarité et la justice, ils vivent les valeurs de l’Esprit que leur dicte une conscience droite. Ils font le bien. Ils accomplissent la volonté de Dieu dans les circonstances qui sont les leurs. Alors que d’autres, officiellement en règle et membres de l’Église, tout en étant instruits de la Parole et nourris des sacrements, font obstruction à la miséricorde, pratiquent l’injustice et l’oppression. Ils ne sont pas dans l’esprit du  Royaume. Le Christ ne peut les reconnaître.

Qu’en est-il de nous ?  Le Seigneur pourra-t-il nous reconnaître à la fin?  Il faut y réfléchir sérieusement et nous convertir pendant qu’il en est encore le temps, profitant du fait que le Seigneur lui-même nous corrige et nous fait la leçon. Les épreuves sur notre route, il permet qu’elles nous arrivent pour nous purifier, nous ramener sur le bon chemin. Acceptons volontiers le secours de ces remontrances. Elles sont notre chance. Elles nous mènent à la conversion qui fait que le Seigneur de miséricorde peut enfin nous reconnaître comme ses amis et nous faire entrer déjà dans la joie de son Royaume.”

Fr. J. Marcotte, Montréal

Afficher l'image d'origine

 Photos: En Egypte, en Syrie