Requiem aeternam dona eis, Domine

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Le Requiem (forme à l’accusatif du latin requies signifiant repos) ou Messe de Requiem est une messe de l’Église catholique qui a lieu juste avant un enterrement ou lors de cérémonies du souvenir. C’est une prière pour les âmes des défunts, aussi connue sous le nom latin de Missa pro defunctis ou Missa defunctorum (Messe pour les défunts ou Messe des défunts). Elle est parfois pratiquée par d’autres Églises chrétiennes comme les Églises anglicane et orthodoxe.

Son nom vient du premier mot (l’incipit) de l’Introït : Requiem æternam dona ei [ou eis], Domine, et lux perpetua luceat ei [ou eis] (Donne-lui/donne-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière perpétuelle luise pour lui/pour eux).

Requiem est aussi le nom de nombreuses compositions musicales entendues lors du service liturgique ou utilisées comme pièce de concert. À l’origine, ces compositions musicales classiques de Requiem étaient données pendant le service funèbre et étaient conçues pour pouvoir s’intégrer à la liturgie. Elles étaient essentiellement chantées par un chœur, chacun d’eux étant précédé par l’intonation chantée par le célébrant. Elles s’éloignèrent de la liturgie quand on y adjoignit des parties de solistes chantées assez importantes, ainsi qu’une partie orchestrale d’accompagnement. Ce mode d’exécution est à présent rare.

Reclame

Teilhard sur les sources du bonheur

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Premier Novembre : la solennité de Tous les Saints, fête d’un bonheur paradoxal. Car Dieu, ne l’ignorons pas, et osons le croire, nous veut heureux. A sa façon ! „Pauvres en esprit”, comme la Sagesse qui bâtit le Royaume. Altruistes, comme Celui qui a donné sa vie pour nous. Compatissants et généreux, comme le Christ. Oublieux de notre petit moi, pour viser à l’essentiel: ce plus grand que nous qui nous attend en nous-mêmes.

Ne pas céder à la paresse, mais construire

Pour être heureux, premièrement, il faut réagir contre la tendance au moindre effort qui nous porte, ou bien à rester sur place, ou bien à chercher de préférence dans l’agitation extérieure le renouvellement de nos vies. Dans les riches et tangibles réalités matérielles qui nous entourent il faut sans doute que nous poussions des racines profondes. Mais c’est dans le travail de notre perfection intérieure, – intellectuelle, artistique, morale –, que pour finir le bonheur nous attend. La chose la plus importante dans la vie, disait Nansen1, c’est se trouver soi-même. L’esprit laborieusement construit à travers et au-delà de la matière –Centration.

Refuser l’égoïsme qui nous enferme et/ou veut dominer

Pour être heureux, deuxièmement, il faut réagir contre l’égoïsme qui nous pousse, ou bien à nous fermer en nous-mêmes, ou bien à réduire les autres sous notre domination. Il y a une façon d’aimer, – mauvaise, stérile –, par laquelle nous cherchons à posséder, au lieu de nous donner. Et c’est ici que reparaît, dans le cas du couple ou du groupe, la loi du plus grand effort qui déjà réglait la course intérieure de notre développement. Le seul amour vraiment béatifiant est celui qui s’exprime par un progrès spirituel réalisé en commun. – Décentration.

Nous décentrer: mettre notre centre dans plus grand que nous.

Et pour être heureux, – tout à fait heureux, troisièmement – il nous faut, d’une manière ou de l’autre, indirectement ou à la faveur d’intermédiaires graduellement élargis (une recherche, une entreprise, une cause…) transporter l’intérêt final de nos existences dans la marche et le succès du Monde autour de nous. Comme les Curie, comme Termier2, comme Nansen, comme les premiers aviateurs, comme tous les pionniers dont je vous parlais plus haut, il faut, pour atteindre la zone des grandes joies stables, que nous transférions le pôle de notre existence dans le plus grand que nous. Ce qui ne suppose pas, rassurez-vous, que nous devions pour être heureux faire des actions remarquables, extraordinaires, mais seulement, ce qui est à la portée de tous, que, devenus conscients de notre solidarité vivante avec une grande Chose, nous fassions grandement la moindre des choses. Ajouter un seul point, si petit soit-il, à la magnifique broderie de la Vie ; discerner l’Immense qui se fait et qui nous attire au cœur et au terme de nos activités infimes ; le discerner et y adhérer : – tel est, au bout du compte, le grand secret du bonheur… – Surcentration.

Teilhard de Chardin (1881-1955)
texte extrait de Sur le bonheur.

1 Fridjdoft Nansen (1861 – 1930) fut un grand explorateur, un éminent scientifique et un grand diplomate norvégien ; il reçut le prix Nobel de la paix en 1922.

2 Pierre Termier, (1859-1930) est un géologue français. Spécialiste de la tectonique et de la synthèse structurale des Alpes, il a étudié les mouvements tangentiels de la chaîne.

Voici le corps brisé

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« Voici l’agneau de Dieu. »
Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 29
 
Méditation de fr Thierry-Marie Courau, Paris
Sur ce détail du tableau (La crucifixion, par Mathias Grünewald),
Jean le Baptiste survient dans le désert des vies et désigne le corps brisé, tordu sur la croix, l’Agneau de Dieu, pour qu’en le voyant, la Parole qu’Il est soit reçue.
 

Nous aussi, aujourd’hui, nous cherchons le sens de la vie, le sens dans le chaos de notre vie, dans sa complexité et sa dispersion. Il vient à nous dans la Parole.

Entre le travail et le divertissement, quel temps nous reste-t-il pour la voir, l’entendre et l’écouter ? Pour lui donner sa chance de venir nous toucher, voire nous blesser, et nous conduire au sens ? Mais où se donne-t-elle ? Comment la trouver ? Comment la chercher ? Comment se laisser trouver par elle et en faire l’expérience vive ?

En l’Amour, corps et Parole ne font qu’un. Rencontrer la Parole de Dieu demande de voir le corps qui lui donne sa forme : « Ceci est mon corps » .

Le corps de la Parole vient à nous de multiples manières. Le Triduum pascal, qui s’ouvre à partir de demain, jeudi, est un temps privilégié pour voir et « re-ce-voir » le corps ainsi désigné.

C’est le moment de prendre le temps de lire et de relire ne serait-ce qu’un Évangile du début à la fin.

C’est le moment de se mettre à l’écoute des oubliés que nous croisons sur nos routes.

C’est le moment de reconnaître dans un croyant d’une autre manière un signe du Royaume qui ne cesse de venir à nous par lui.

C’est le moment de s’engager dans un travail de réconciliation en le confiant au Christ.

La « Parole en corps » est là, à proximité. Rendons-nous disponibles au désir qui grandit en nous, qui nous envoie au désert où, sans nul doute, un Jean-Baptiste nous la fera voir. Il ne tiendra qu’à nous de recevoir ce corps en son Eucharistie.

Lourdes, février 1858

Première apparition de la Vierge Marie à Lourdes, le 11 février 1848.

Accompagnée de sa soeur et d’une amie, la jeune Bernadette Soubirous se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort. Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau et aller dans la Grotte, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte : „J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied”. Bernadette fait le signe de la croix et récite le chapelet avec la Dame. La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.