Je ne comprends pas…

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« Un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser »

http://www.lepoint.fr/monde/pologne-messe-du-pape-devant-plus-d-un-million-et-demi-de-pelerins-31-07-2016-

Le pape François a demandé dimanche aux jeunes du monde entier d’introduire la prière dans leurs « chats » quotidiens et de faire de l’Évangile leur « navigateur » dans la vie. Le souverain pontife a utilisé le langage de l’informatique dans sa dernière homélie adressée à 2,5 millions de jeunes, selon les organisateurs, réunis pour la messe finale des Journées mondiales de la jeunesse célébrée à Brzegi, près de Cracovie.

La mémoire de Dieu, a-t-il dit, « n’est pas un disque dur qui enregistre toutes nos données, mais un cœur tendre de compassion qui se réjouit d’effacer définitivement toutes nos traces de mal ». En prêchant l’espérance, il a demandé aux jeunes de rejeter « la tristesse », un « virus qui infecte et bloque tout, qui ferme toute porte, qui empêche de relancer la vie, de recommencer ». Il leur a proposé aussi de renoncer au « dopage du succès à tout prix et à la drogue de penser seulement à ses propres aises ».

Dans la même veine, il a eu recours au langage informatique pour demander aux fidèles de rejeter « des liturgies mondaines du paraître et du maquillage de l’âme pour paraître meilleurs ». « Au contraire, installez bien la connexion la plus stable, celle d’un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser. » Dieu espère que « parmi tous les contacts et les chats de chaque jour, il y ait à la première place le fil d’or de la prière » et désire que « son Évangile devienne tien et qu’il soit ton navigateur sur les routes de la vie », a-t-il ajouté.

No words as Pope Francis visits Auschwitz death camp in silence

A dim lamp threw light on to his hunched shoulders, clad in papal white. The bars of the cell door cast shadows along the stone floor, and a cross was faintly scratched in the wall.

Seventy-five years ago, when Francis was a four-year-old boy called Jorge living in Buenos Aires, this cell at the Auschwitz Nazi death camp was occupied by prisoner number 16770, Maximilian Kolbe, a Franciscan friar.

When 10 fellow inmates were selected to die in punishment for the escape of another prisoner, Kolbe stepped forward and volunteered his life instead of that of Franciszek Gajowniczek, who had cried out in anguish for his wife and children. Kolbe’s offer was accepted. He was thrown into the starvation bunker for two weeks and finally given a lethal injection on 14 August 1941.

He had signalled his intention to visit the memorial “without speeches, without crowds”. His simple plan was: “Alone, enter, pray. And may the Lord give me the grace to cry.”

In the shadows of the cell, his long silence was an eloquent tribute to the suffering of so many and a profound condemnation of evil. At the end of his prayers, he raised his head, crossed himself, stood and left.

De vazut/Must see

De la minutul 22, intalnire cu supravietuitori ai lagarului si cu urmasi ai unor polonezi care si-au pierdut viata salvând evrei. De la min.31, la 38, rugaciunea papei in celula unde a murit sf. Maximilian Kolbe. Intr-un subsol vag luminat printr-o ferestruica cu gratii, locul unde se murea de foame si de sete; preotul polonez Kolbe era acolo fiindca luase locul altui detinut, parinte de familie, tras la sorti pentru acea pedeapsa.

Min 1h.30, la Birkenau, psalmul 129/130 (De profundis clamavi) cântat de rabinul sef al Poloniei si apoi recitat in polona de un preot catolic.

Dumnezeu va sterge orice lacrima

-Transcriu din Apocalipsa, cu gândul cei greu încercati in recentele seisme; cu gândul la sirienii blocati in Lesvos, la vizita papei si la intâlnirea lui cu arhiepiscopul Atenei si Greciei, alaturi de patriarhul Bartolomeu.

Lacrimile celor care trec prin „marea încercare” le pot sterge, dupa puteri, cei care pot face un mic gest, aflându-se alaturi, dar si noi cei de departe, rugându-ne pentru ei si abtinându-ne de la a profera lozinci gen „totul de la /prin/pentru/ noi si-ai nostri”…numai noi avem dreptul de a trai in pace si liniste, numai noi stim ce e bine si ce nu e, fiecare cu grijile lui, sa-i ajute cine stie, noi cu ai nostri interlopi si polemicile noastre ridicole… ca si cum noi am fi zidit lumea si avem toate drepturile asupra ei, fara empatie, fara mila, fara fratietate, fara solidaritate. „Acum e democratie”, nu-i asa? Fiecare pentru el!

Apocalipsa 7, 9-17
9 După acestea, am văzut, și iată, o mulțime mare pe care nimeni nu putea să o numere, din toate neamurile, triburile, popoarele și limbile. Ei stăteau [în picioare] în fața tronului și în fața Mielului, îmbrăcați cu haine albe și cu ramuri de palmier în mâini.
10 Ei strigau cu glas puternic:
„Mântuirea aparține Dumnezeului nostru,
celui care șade pe tron,
și Mielului!”
11 Și toți îngerii stăteau [în picioare] în jurul tronului, al bătrânilor și al celor patru ființe, cădeau cu fața la pământ înaintea tronului și-l adorau pe Dumnezeu
12 și spuneau:
„Amin!
Binecuvântarea, gloria, înțelepciunea,
mulțumirea, cinstea, puterea și tăria
[să fie] Dumnezeului nostru
în vecii vecilor! Amin!”
13 Unul dintre bătrâni a luat cuvântul și mi-a zis: „Cine sunt și de unde vin cei care sunt îmbrăcați cu haine albe?”
14 I-am zis: „Domnul meu, tu știi”. Iar el mi-a spus: „Aceștia sunt cei care vin din strâmtorarea cea mare. Ei și-au spălat hainele și le-au albit în sângele Mielului.
15 De aceea stau ei înaintea tronului lui Dumnezeu
și îi aduc cult ziua și noaptea
în templul său,
iar cel care stă pe tron
îi va adăposti în cortul său;
16 nu le va mai fi foame și nici nu le va mai fi sete,
nu-i va mai arde soarele
și nici arșița.
17 Căci Mielul din mijlocul tronului îi va păstori
și-i va conduce la izvoarele apelor vieții,
iar Dumnezeu va șterge orice lacrimă
din ochii lor”.

Amoris… encore

39. Cela ne signifie pas qu’il faut cesser de prendre en compte la décadence culturelle qui ne promeut pas l’amour et le don de soi. Les consultations préalables aux deux derniers Synodes ont mis en lumière divers symptômes de la ‘‘culture du provisoire’’. Je fais référence, par exemple, à la rapidité avec laquelle les personnes passent d’une relation affective à une autre. Elles croient que l’amour, comme dans les réseaux sociaux, peut se connecter et se déconnecter au gré du consommateur, y compris se bloquer rapidement. Je pense aussi à la peur qu’éveille la perspective d’un engagement stable, à l’obsession du temps libre, aux relations qui calculent les coûts et les bénéfices, et qui se maintiennent seulement si elles sont un moyen de remédier à la solitude, d’avoir une protection, ou de bénéficier de quelque service. Ce qui arrive avec les objets et l’environnement se transfère sur les relations affectives : tout est jetable, chacun utilise et jette, paie et détruit, exploite et presse, tant que cela sert. Ensuite adieu ! Le narcissisme rend les personnes incapables de regarder au-delà d’elles-mêmes, de leurs désirs et de leurs besoins. Mais celui qui utilise les autres finit tôt ou tard par être utilisé, manipulé et abandonné avec la même logique. Il est significatif que les ruptures aient lieu souvent entre des personnes âgées qui cherchent une espèce d’‘‘autonomie’’, et rejettent l’idéal de vieillir ensemble en prenant soin l’un de l’autre et en se soutenant.

40 « Au risque de simplifier à l’extrême, nous pourrions dire que nous vivons dans une culture qui pousse les jeunes à ne pas fonder une famille, parce qu’il n’y a pas de perspectives d’avenir. Par ailleurs la même culture offre à d’autres tant d’options qu’ils sont aussi dissuadés de créer une famille ».[14] Dans certains pays, de nombreux jeunes « sont souvent induits à repousser leur mariage pour des problèmes économiques, de travail ou d’études. Parfois aussi pour d’autres raisons, comme l’influence des idéologies qui dévaluent le mariage et la famille, l’expérience de l’échec d’autres couples qu’ils ne veulent pas risquer de vivre à leur tour, la peur de quelque chose qu’ils considèrent comme trop grand et trop sacré, les opportunités sociales et les avantages économiques qui découlent de la simple cohabitation, une conception purement émotionnelle et romantique de l’amour, la peur de perdre leur liberté et leur autonomie, le refus de quelque chose qui est conçu comme institutionnel et bureaucratique ».[15] Nous devons trouver les mots, les motivations et les témoins qui nous aident à toucher les fibres les plus profondes des jeunes, là où ils sont le plus capables de générosité, d’engagement, d’amour et même d’héroïsme, pour les inviter à accepter avec enthousiasme et courage le défi du mariage.

„Amoris laetitia”, extrait

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De l’exhortation apostolique Amoris laetitia du pape François. Nouveauté !

Ci-dessous,  comment la famille peut aussi être…

… „Un chemin de souffrance et de sang”

… et ce, depuis les premiers temps, tels que les retrace la Bible.

  1. L’idylle exprimée dans le Psaume 128 ne nie pas une réalité amère marquant toutes les Saintes Écritures. C’est la présence de la douleur, du mal, de la violence qui brise la vie de la famille et son intime communion de vie et d’amour.

Ce n’est pas pour rien que l’enseignement du Christ sur le mariage (cf. Mt 19, 3-9) est inséré dans une discussion sur le divorce. La Parole de Dieu est témoin constant de cette dimension obscure qui se manifeste déjà dès les débuts lorsque, par le péché, la relation d’amour et de pureté entre l’homme et la femme se transforme en une domination : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi » (Gn 3, 16). 20.

C’est un chemin de souffrance et de sang qui traverse de nombreuses pages de la Bible, à partir de la violence fratricide de Caïn sur Abel et de divers conflits entre les enfants et entre les épouses des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, arrivant ensuite aux tragédies qui souillent de sang la famille de David, jusqu’aux multiples difficultés familiales qui jalonnent le récit de Tobie ou l’amère confession de Job abandonné : « Mes frères, il les a écartés de moi, mes relations s’appliquent à m’éviter […]. Mon haleine répugne à ma femme, ma puanteur à mes propres frères » (Jb 19, 13.17).

  1. Jésus lui-même naît dans une famille modeste qui bientôt doit fuir vers une terre étrangère. Il entre dans la maison de Pierre où la belle-mère de celui-ci est malade (cf. Mc 1, 30-31) ; il se laisse impliquer dans le drame de la mort dans la maison de Jaïre ou chez Lazare (cf. Mc 5, 22- 24.35-43 ; Jn 11, 1-44) ; il écoute le cri désespéré de la veuve de Naïn face à son fils mort (cf. Lc 7, 11-15) ; il écoute la clameur du père de l’épileptique dans un petit village, en campagne (cf. Mc 9, 17-27). Il rencontre des publicains comme Matthieu ou Zachée dans leurs propres maisons (Mt 9, 9-13) ; Lc 19, 1-10), ainsi que des pécheresses comme la femme qui a fait irruption dans la maison du pharisien (cf. Lc 7, 36-50). Il connaît les angoisses et les tensions des familles qu’il introduit dans ses paraboles : des enfants qui abandonnent leurs maisons pour tenter une aventure (cf. Lc 15, 11-32) jusqu’aux enfants difficiles, aux comportements inexplicables (cf. Mt 21, 28- 31) ou victimes de la violence (cf. Mc 12, 1-9). Et il s’intéresse même aux noces qui courent le risque d’être honteuses par manque de vin (cf. Jn 2, 1-10) ou par l’absence des invités (cf. Mt 22, 1-10), tout comme il connaît le cauchemar à cause de la perte d’une pièce d’argent dans une famille (cf. Lc 15, 8-10).
  2. Dans ce bref aperçu, nous pouvons constater que la Parole de Dieu ne se révèle pas comme une séquence de thèses abstraites, mais comme une compagne de voyage, y compris pour les familles qui sont en crise ou sont confrontées à une souffrance ou à une autre, et leur montre le but du chemin, lorsque Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus; de pleur, de cri et de peine » (Ap 21, 4).