Cine ajunge în rai si cine nu

„E în cer taticul meu?”

Asta Dumnezeu singur hotaraste. Dumnezeu, care „e un tatic”. (Si tot El stie adevarul ascuns în adâncul inimilor, adaug eu la adresa celor care raspândesc zvonuri, considerându-se proprietari ai adevarului, inclusiv al celui, atât de grav, în ce priveste viata dupa moarte si soarta sufletelor.)

Raspunsul Papei Francisc dat unui baietel care si-a pierdut tatal, un om care a lasat sa-i fie botezati cei patru copii, desi el însusi era ateu.

Daca un barbat a putut creste asemenea copii (baietelul a avut curaj sa vina inaintea unei multimi ca sa-si exprime durerea si nedumerirea), si i-a botezat desi nu era credincios, el  a fost cu siguranta un om bun.

“A boy that inherited the strength of his father also had the courage to cry in front of all of us,” the pope said. “If this man was able to create children like this, it’s true that he is a good man.”

“That man did not have the [gift] of faith, wasn’t a believer. But he had his children baptized. He had a good heart,” Francis added.

“There, Emanuele, that is the answer,” the pope said, according to a translation provided by the Catholic News Service. “God surely was proud of your father, because it is easier as a believer to baptize your children than to baptize them when you are not a believer. Surely this pleased God very much.”

This isn’t the first time Francis has acknowledged that atheists can work for good.

In a 2013 homily, the pope reiterated the Christian belief that eternal salvation is attained through Jesus Christ. But he declared that all humans are created in the image of God, and that all have a duty to do good. This principle of doing good to others is one that unites all of humanity, the pope said, including atheists.

“Just do good and we’ll find a meeting point,” the pope said in that sermon.

https://www.huffingtonpost.com/entry/how-pope-francis-comforted-a-boy-who-wondered-if-his-dad-a-non-believer-was-in-heaven

 

«la Parole de Dieu précède et dépasse la Bible»

 Le pape François rencontre la Commission biblique pontificale

 A l’occasion de leur assemblée plénière, le Pape a rencontré les membres de la Commission biblique pontificale. Dans son discours le Saint-Père a rappelé le lien entre écriture et tradition, écriture et foi.

 

Discours du pape François

Vénéré frère,
Chers membres de la Commission biblique pontificale,
Je suis heureux de vous accueillir au terme de votre Assemblée plénière annuelle. Je remercie le président l’archevêque Gerhard Ludwig Müller, pour ses salutations et son exposition concise du thème qui a été l’objet des réflexions attentives de vos travaux. Vous êtes à nouveau rassemblés pour approfondir un sujet très important : l’inspiration et la vérité de la Bible. Il s’agit d’un thème qui concerne non seulement le croyant singulier, mais l’Eglise entière, car la vie et la mission de l’Eglise se fondent sur la Parole de Dieu, qui est l’âme de la théologie et l’inspiratrice de toute l’existence chrétienne.

Comme nous le savons, les Saintes Ecritures sont le témoignage sous forme écrite de la Parole divine, le mémorial canonique qui atteste l’évènement de la Révélation. Donc la Parole de Dieu précède et dépasse la Bible. C’est pour cela que le centre de notre foi n’est pas seulement un livre, mais une histoire de salut et surtout une Personne, Jésus-Christ, Parole de Dieu faire chair. Et parce que l’horizon de la Parole divine embrasse et s’étend au-delà de l’Ecriture, il faut, pour la comprendre adéquatement, la constante présence de l’Esprit-Saint qui «conduit vers la vérité tout entière» (Jn 16,13). Il est nécessaire de se placer dans le courant de la grande Tradition qui, sous l’assistance de l’Esprit-Saint et la conduite du Magistère, a reconnu les écrits canoniques comme Parole adressée par Dieu à son peuple et n’a jamais cessé de les méditer et d’en découvrir les inépuisables richesses. Le Concile Vatican II l’a confirmé avec grande clarté dans la Constitution dogmatique Dei Verbum: « tout ce qui concerne la manière d’interpréter l’Écriture est finalement soumis au jugement de l’Église, qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la Parole de Dieu et de l’interpréter » (n. 12).

Comme nous le rappelle encore la Constitution conciliaire susmentionnée, il existe une unité indissoluble entre Sainte Ecriture et Tradition, puisque toutes deux proviennent d’une même source : « La sainte Tradition et la Sainte Écriture sont donc reliées et communiquent étroitement entre elles. Car toutes deux, jaillissant de la même source divine, ne forment pour ainsi dire qu’un tout et tendent à une même fin. En effet, la Sainte Écriture est la Parole de Dieu en tant que, sous l’inspiration de l’Esprit divin, elle est consignée par écrit ; quant à la sainte Tradition, elle porte la Parole de Dieu, confiée par le Christ Seigneur et par l’Esprit Saint aux Apôtres, et la transmet intégralement à leurs successeurs, pour que, illuminés par l’Esprit de vérité, en la prêchant, ils la gardent, l’exposent et la répandent avec fidélité : il en résulte que l’Église ne tire pas de la seule Écriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C’est pourquoi l’une et l’autre doivent être reçues et vénérées avec un égal sentiment d’amour et de respect » (ibid., 9).

Il s’en suit par conséquent que l’exégète doit être attentif à percevoir la Parole de Dieu présente dans les textes bibliques en les plaçant à l’intérieur de la foi de l’Eglise. L’interprétation des Saintes Ecritures ne peut être seulement un effort scientifique individuel, mais doit être toujours confrontée, intégrée et authentifiée par la tradition vivante de l’Eglise. Cette norme est décisive pour préciser le rapport correct et réciproque entre l’exégèse et le Magistère de l’Eglise. Les textes inspirés par Dieu ont été confiés à la Communauté des croyants, à l’Eglise du Christ, pour alimenter la foi et guider la vie de charité. Le respect de cette nature profonde des Ecritures conditionne la validité même et l’efficacité de l’herméneutique biblique. Ce qui montre l’insuffisance de toute interprétation subjective ou simplement limitée à une analyse incapable d’accueillir ce sens global, qui au cours des siècles a constitué la Tradition du Peuple de Dieu entier, qui «in credendo falli nequit» (Conc. Ecum. Vat. II, Cost dogm. Lumen gentium, 12).

Chers frères, je désirerais conclure mon intervention en formulant mes remerciements à vous tous et en vous encourageant dans votre précieux travail. Que le Seigneur Jésus Christ, Verbe de Dieu incarné et divin Maître qui a ouvert l’esprit et le coeur de ses disciples à l’intelligence des Ecritures (cf. Lc 24,45), guide et soutienne toujours votre activité. Que la Vierge Marie, modèle de docilité et d’obéissance à la Parole de Dieu, vous enseigne à accueillir pleinement la richesse inépuisable de la Sainte Ecriture, non seulement à travers la recherche intellectuelle, mais dans la prière et dans toute votre vie de croyants, spécialement en cette Année de la foi, afin que votre travail contribue à faire resplendir la lumière de la Sainte Ecriture dans les cœurs des fidèles. En vous souhaitant une continuation fructueuse de vos activités, j’invoque sur vous la lumière de l’Esprit Saint et je donne à tous ma Bénédiction.
Traduction de Zenit, Anne Kurian

Loving Fully

For this Wednesday, December 13, 2017

How can my life be a reflection of divine love in this time and place? The classic Christian phrase for discipleship—the imitation of Christ—means that we were made by God to become like God, loving all others, loving universally. —Sallie McFague [1]

More than any historical figure I know, St. Francis of Assisi imitated Christ. Some call Francis the second Christ. His poverty of spirit, humility, and selflessness reveal a life lived in union. In his Encyclical Laudato Si’: On Care for Our Common Home, Pope Francis writes:

I believe that Saint Francis is the example par excellence of care for the vulnerable and of an integral ecology lived out joyfully and authentically. He is the patron saint of all who study and work in the area of ecology, and he is also much loved by non-Christians. He was particularly concerned for God’s creation and for the poor and outcast. He loved, and was deeply loved for his joy, his generous self-giving, his openheartedness. He was a mystic and a pilgrim who lived in simplicity and in wonderful harmony with God, with others, with nature and with himself. He shows us just how inseparable the bond is between concern for nature, justice for the poor, commitment to society, and interior peace. [2]

[Saint Francis’] response to the world around him was so much more than intellectual appreciation or economic calculus [as in “What’s in it for me?”], for to him each and every creature was a sister united to him by bonds of affection. That is why he felt called to care for all that exists. . . . If we approach nature and the environment without this openness to awe and wonder, if we no longer speak the language of fraternity and beauty in our relationship with the world, our attitude will be that of masters, consumers, ruthless exploiters, unable to set limits on their immediate needs. By contrast, if we feel intimately united with all that exists, then sobriety and care will well up spontaneously. The poverty and austerity of Saint Francis were no mere veneer of asceticism, but something much more radical: a refusal to turn reality into an object simply to be used and controlled. [3]

Jesus told us, “You must love the Lord your God with all your heart, with all your soul, with all your strength, and with all your mind” (Luke 10:27). He called us to a presence that is a broader and deeper kind of knowing than just cognitive thinking. Thinking knows things by objectifying them, capturing them as an object of knowledge. But presence knows things by refusing to objectify them; instead it shares in their very subjectivity. Presence allows full give and take, what Martin Buber (1878-1965) called the “I/Thou” relationship with things as opposed to the mere “I/it” relationship. Buber summed it up in his often-quoted phrase: “All real living is meeting.” [4]

 

Gateway to Silence:
Let it go; let it be.

References:

[1] Sallie McFague, Blessed Are the Consumers: Climate Change and the Practice of Restraint (Fortress Press: 2013), 11.
[2] Pope Francis, Laudato Si’: On Care for Our Common Home (Libreria Editrice Vaticana: 2015), paragraph 10.
[3] Ibid., paragraph 11.
[4] Martin Buber, I and Thou, trans. Ronald Gregor Smith (Charles Scribner’s Sons: 1958), 11.

Adapted from Richard Rohr, The Great Chain of Being: Simplifying Our Lives (Center for Action and Contemplation: 2007).

« Un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser »

http://www.lepoint.fr/monde/pologne-messe-du-pape-devant-plus-d-un-million-et-demi-de-pelerins-31-07-2016-

Le pape François a demandé dimanche aux jeunes du monde entier d’introduire la prière dans leurs « chats » quotidiens et de faire de l’Évangile leur « navigateur » dans la vie. Le souverain pontife a utilisé le langage de l’informatique dans sa dernière homélie adressée à 2,5 millions de jeunes, selon les organisateurs, réunis pour la messe finale des Journées mondiales de la jeunesse célébrée à Brzegi, près de Cracovie.

La mémoire de Dieu, a-t-il dit, « n’est pas un disque dur qui enregistre toutes nos données, mais un cœur tendre de compassion qui se réjouit d’effacer définitivement toutes nos traces de mal ». En prêchant l’espérance, il a demandé aux jeunes de rejeter « la tristesse », un « virus qui infecte et bloque tout, qui ferme toute porte, qui empêche de relancer la vie, de recommencer ». Il leur a proposé aussi de renoncer au « dopage du succès à tout prix et à la drogue de penser seulement à ses propres aises ».

Dans la même veine, il a eu recours au langage informatique pour demander aux fidèles de rejeter « des liturgies mondaines du paraître et du maquillage de l’âme pour paraître meilleurs ». « Au contraire, installez bien la connexion la plus stable, celle d’un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser. » Dieu espère que « parmi tous les contacts et les chats de chaque jour, il y ait à la première place le fil d’or de la prière » et désire que « son Évangile devienne tien et qu’il soit ton navigateur sur les routes de la vie », a-t-il ajouté.

No words as Pope Francis visits Auschwitz death camp in silence

A dim lamp threw light on to his hunched shoulders, clad in papal white. The bars of the cell door cast shadows along the stone floor, and a cross was faintly scratched in the wall.

Seventy-five years ago, when Francis was a four-year-old boy called Jorge living in Buenos Aires, this cell at the Auschwitz Nazi death camp was occupied by prisoner number 16770, Maximilian Kolbe, a Franciscan friar.

When 10 fellow inmates were selected to die in punishment for the escape of another prisoner, Kolbe stepped forward and volunteered his life instead of that of Franciszek Gajowniczek, who had cried out in anguish for his wife and children. Kolbe’s offer was accepted. He was thrown into the starvation bunker for two weeks and finally given a lethal injection on 14 August 1941.

He had signalled his intention to visit the memorial “without speeches, without crowds”. His simple plan was: “Alone, enter, pray. And may the Lord give me the grace to cry.”

In the shadows of the cell, his long silence was an eloquent tribute to the suffering of so many and a profound condemnation of evil. At the end of his prayers, he raised his head, crossed himself, stood and left.

De vazut/Must see

De la minutul 22, intalnire cu supravietuitori ai lagarului si cu urmasi ai unor polonezi care si-au pierdut viata salvând evrei. De la min.31, la 38, rugaciunea papei in celula unde a murit sf. Maximilian Kolbe. Intr-un subsol vag luminat printr-o ferestruica cu gratii, locul unde se murea de foame si de sete; preotul polonez Kolbe era acolo fiindca luase locul altui detinut, parinte de familie, tras la sorti pentru acea pedeapsa.

Min 1h.30, la Birkenau, psalmul 129/130 (De profundis clamavi) cântat de rabinul sef al Poloniei si apoi recitat in polona de un preot catolic.

Dumnezeu va sterge orice lacrima

-Transcriu din Apocalipsa, cu gândul cei greu încercati in recentele seisme; cu gândul la sirienii blocati in Lesvos, la vizita papei si la intâlnirea lui cu arhiepiscopul Atenei si Greciei, alaturi de patriarhul Bartolomeu.

Lacrimile celor care trec prin „marea încercare” le pot sterge, dupa puteri, cei care pot face un mic gest, aflându-se alaturi, dar si noi cei de departe, rugându-ne pentru ei si abtinându-ne de la a profera lozinci gen „totul de la /prin/pentru/ noi si-ai nostri”…numai noi avem dreptul de a trai in pace si liniste, numai noi stim ce e bine si ce nu e, fiecare cu grijile lui, sa-i ajute cine stie, noi cu ai nostri interlopi si polemicile noastre ridicole… ca si cum noi am fi zidit lumea si avem toate drepturile asupra ei, fara empatie, fara mila, fara fratietate, fara solidaritate. „Acum e democratie”, nu-i asa? Fiecare pentru el!

Apocalipsa 7, 9-17
9 După acestea, am văzut, și iată, o mulțime mare pe care nimeni nu putea să o numere, din toate neamurile, triburile, popoarele și limbile. Ei stăteau [în picioare] în fața tronului și în fața Mielului, îmbrăcați cu haine albe și cu ramuri de palmier în mâini.
10 Ei strigau cu glas puternic:
„Mântuirea aparține Dumnezeului nostru,
celui care șade pe tron,
și Mielului!”
11 Și toți îngerii stăteau [în picioare] în jurul tronului, al bătrânilor și al celor patru ființe, cădeau cu fața la pământ înaintea tronului și-l adorau pe Dumnezeu
12 și spuneau:
„Amin!
Binecuvântarea, gloria, înțelepciunea,
mulțumirea, cinstea, puterea și tăria
[să fie] Dumnezeului nostru
în vecii vecilor! Amin!”
13 Unul dintre bătrâni a luat cuvântul și mi-a zis: „Cine sunt și de unde vin cei care sunt îmbrăcați cu haine albe?”
14 I-am zis: „Domnul meu, tu știi”. Iar el mi-a spus: „Aceștia sunt cei care vin din strâmtorarea cea mare. Ei și-au spălat hainele și le-au albit în sângele Mielului.
15 De aceea stau ei înaintea tronului lui Dumnezeu
și îi aduc cult ziua și noaptea
în templul său,
iar cel care stă pe tron
îi va adăposti în cortul său;
16 nu le va mai fi foame și nici nu le va mai fi sete,
nu-i va mai arde soarele
și nici arșița.
17 Căci Mielul din mijlocul tronului îi va păstori
și-i va conduce la izvoarele apelor vieții,
iar Dumnezeu va șterge orice lacrimă
din ochii lor”.

Amoris… encore

39. Cela ne signifie pas qu’il faut cesser de prendre en compte la décadence culturelle qui ne promeut pas l’amour et le don de soi. Les consultations préalables aux deux derniers Synodes ont mis en lumière divers symptômes de la ‘‘culture du provisoire’’. Je fais référence, par exemple, à la rapidité avec laquelle les personnes passent d’une relation affective à une autre. Elles croient que l’amour, comme dans les réseaux sociaux, peut se connecter et se déconnecter au gré du consommateur, y compris se bloquer rapidement. Je pense aussi à la peur qu’éveille la perspective d’un engagement stable, à l’obsession du temps libre, aux relations qui calculent les coûts et les bénéfices, et qui se maintiennent seulement si elles sont un moyen de remédier à la solitude, d’avoir une protection, ou de bénéficier de quelque service. Ce qui arrive avec les objets et l’environnement se transfère sur les relations affectives : tout est jetable, chacun utilise et jette, paie et détruit, exploite et presse, tant que cela sert. Ensuite adieu ! Le narcissisme rend les personnes incapables de regarder au-delà d’elles-mêmes, de leurs désirs et de leurs besoins. Mais celui qui utilise les autres finit tôt ou tard par être utilisé, manipulé et abandonné avec la même logique. Il est significatif que les ruptures aient lieu souvent entre des personnes âgées qui cherchent une espèce d’‘‘autonomie’’, et rejettent l’idéal de vieillir ensemble en prenant soin l’un de l’autre et en se soutenant.

40 « Au risque de simplifier à l’extrême, nous pourrions dire que nous vivons dans une culture qui pousse les jeunes à ne pas fonder une famille, parce qu’il n’y a pas de perspectives d’avenir. Par ailleurs la même culture offre à d’autres tant d’options qu’ils sont aussi dissuadés de créer une famille ».[14] Dans certains pays, de nombreux jeunes « sont souvent induits à repousser leur mariage pour des problèmes économiques, de travail ou d’études. Parfois aussi pour d’autres raisons, comme l’influence des idéologies qui dévaluent le mariage et la famille, l’expérience de l’échec d’autres couples qu’ils ne veulent pas risquer de vivre à leur tour, la peur de quelque chose qu’ils considèrent comme trop grand et trop sacré, les opportunités sociales et les avantages économiques qui découlent de la simple cohabitation, une conception purement émotionnelle et romantique de l’amour, la peur de perdre leur liberté et leur autonomie, le refus de quelque chose qui est conçu comme institutionnel et bureaucratique ».[15] Nous devons trouver les mots, les motivations et les témoins qui nous aident à toucher les fibres les plus profondes des jeunes, là où ils sont le plus capables de générosité, d’engagement, d’amour et même d’héroïsme, pour les inviter à accepter avec enthousiasme et courage le défi du mariage.

„Amoris laetitia”, extrait

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De l’exhortation apostolique Amoris laetitia du pape François. Nouveauté !

Ci-dessous,  comment la famille peut aussi être…

… „Un chemin de souffrance et de sang”

… et ce, depuis les premiers temps, tels que les retrace la Bible.

  1. L’idylle exprimée dans le Psaume 128 ne nie pas une réalité amère marquant toutes les Saintes Écritures. C’est la présence de la douleur, du mal, de la violence qui brise la vie de la famille et son intime communion de vie et d’amour.

Ce n’est pas pour rien que l’enseignement du Christ sur le mariage (cf. Mt 19, 3-9) est inséré dans une discussion sur le divorce. La Parole de Dieu est témoin constant de cette dimension obscure qui se manifeste déjà dès les débuts lorsque, par le péché, la relation d’amour et de pureté entre l’homme et la femme se transforme en une domination : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi » (Gn 3, 16). 20.

C’est un chemin de souffrance et de sang qui traverse de nombreuses pages de la Bible, à partir de la violence fratricide de Caïn sur Abel et de divers conflits entre les enfants et entre les épouses des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, arrivant ensuite aux tragédies qui souillent de sang la famille de David, jusqu’aux multiples difficultés familiales qui jalonnent le récit de Tobie ou l’amère confession de Job abandonné : « Mes frères, il les a écartés de moi, mes relations s’appliquent à m’éviter […]. Mon haleine répugne à ma femme, ma puanteur à mes propres frères » (Jb 19, 13.17).

  1. Jésus lui-même naît dans une famille modeste qui bientôt doit fuir vers une terre étrangère. Il entre dans la maison de Pierre où la belle-mère de celui-ci est malade (cf. Mc 1, 30-31) ; il se laisse impliquer dans le drame de la mort dans la maison de Jaïre ou chez Lazare (cf. Mc 5, 22- 24.35-43 ; Jn 11, 1-44) ; il écoute le cri désespéré de la veuve de Naïn face à son fils mort (cf. Lc 7, 11-15) ; il écoute la clameur du père de l’épileptique dans un petit village, en campagne (cf. Mc 9, 17-27). Il rencontre des publicains comme Matthieu ou Zachée dans leurs propres maisons (Mt 9, 9-13) ; Lc 19, 1-10), ainsi que des pécheresses comme la femme qui a fait irruption dans la maison du pharisien (cf. Lc 7, 36-50). Il connaît les angoisses et les tensions des familles qu’il introduit dans ses paraboles : des enfants qui abandonnent leurs maisons pour tenter une aventure (cf. Lc 15, 11-32) jusqu’aux enfants difficiles, aux comportements inexplicables (cf. Mt 21, 28- 31) ou victimes de la violence (cf. Mc 12, 1-9). Et il s’intéresse même aux noces qui courent le risque d’être honteuses par manque de vin (cf. Jn 2, 1-10) ou par l’absence des invités (cf. Mt 22, 1-10), tout comme il connaît le cauchemar à cause de la perte d’une pièce d’argent dans une famille (cf. Lc 15, 8-10).
  2. Dans ce bref aperçu, nous pouvons constater que la Parole de Dieu ne se révèle pas comme une séquence de thèses abstraites, mais comme une compagne de voyage, y compris pour les familles qui sont en crise ou sont confrontées à une souffrance ou à une autre, et leur montre le but du chemin, lorsque Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus; de pleur, de cri et de peine » (Ap 21, 4).