The Jesus story is the universe story

By Richard Rohr

The Mystery of the Cross
Sunday, April 23, 2017

It is a wisdom that none of the masters of this age have ever known, or they would not have crucified the Lord of Glory. —1 Corinthians 2:8

Jesus’ life, death, and raising up is the whole pattern revealed, named, summed up, and assured for our own lives. It gives us the full trajectory that we might not recognize otherwise. He is the map. The Jesus story is the universe story. The Universal Christ is no threat to anything but separateness, illusion, domination, and the imperial ego. In that sense, Jesus, the Christ, is the ultimate threat, but first of all to Christians. Only when we follow Jesus through his life, death and resurrection will we have any universal and salvific message for the rest of the earth.

The lead up to and the follow up from the cross is the great interpretative key that makes the core pattern clear. It’s no accident that we have made the cross the Christian logo, because in the revelation of the cross, many great truths become obvious and even overwhelming, even though we do not want to see them.

Those who “gaze upon” (John 19:37) the Crucified long enough—with contemplative eyes—are always healed at deep levels of pain, unforgiveness, aggression, and victimhood. Contemplative gazing demands no theological education, just an “inner exchange” by receiving the image within and offering one’s soul back in safe return. C. G. Jung is supposed to have said that a naked man nailed to a cross is perhaps the deepest archetypal symbol in the Western psyche. [1]

The crucified Jesus offers, at a largely unconscious level, a very compassionate meaning system for history. Without such cosmic meaning and soul significance, the agonies and tragedies of Earth feel like Shakespeare’s “sound and fury signifying nothing” or “a tale told by an idiot.” The body can live without food more easily than the soul can live without such transformative meaning.

If all our crucifixions are leading to some possible resurrection, and are not dead-end tragedies, this changes everything. If God is somehow participating in the suffering of humans and creation, instead of just passively tolerating it and observing it, that also changes everything—at least for those who are willing to “gaze” contemplatively.

We Christians are given the privilege to name the mystery rightly and to know it directly and consciously, but in many ways we have not lived it much better than other religions and cultures. All humble, suffering souls can learn this from the flow of life itself, but the Christian Scriptures named it and revealed it to us publicly and dramatically in Jesus. It all depends on whether you have “gazed” long and deep enough at the paradoxical mystery of life and death.

 

Gateway to Silence:
I am crucified with Christ.

References:

[1] See Jerry Wright, “Christ, a Symbol of the Self,” C.G. Jung Society of Atlanta Quarterly News (Fall 2001), 6-8. Jung wrote extensively about Christ as archetype; Wright’s essay offers a brief overview of key ideas and resources. Available at http://www.jungatlanta.com/articles/fall01-crist-symbol-of-self.pdf

Adapted from Richard Rohr, Things Hidden: Scripture as Spirituality (Franciscan Media: 2008), 185-187

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Les apparitions de Jésus aux disciples

Comment les apôtres ont-ils pu croire en la résurrection de Jésus? Petite leçon de théologie par Bernard Sesboüé, jésuite et théologien

La genèse de la foi des disciples : de l’incrédulité à la proclamation

Nous avons laissé les disciples de Jésus découragés et dispersés au soir du vendredi saint. Leur foi et leur espérance en Jésus ont subi une épreuve apparemment insurmontable. Ils ont quitté; ils sont partis … Certains sont même retournés dans leur Galilée natale.
 
Comment, partant de là, en sont-ils venus à croire en la résurrection de Jésus ? Ce nouvel itinéraire nous intéresse au premier chef, tout autant que celui qu’ils ont vécu pendant leur compagnonnage avec Jésus au cours de son ministère. Car ils ont vécu un „retournement” qui ne fut pas facile. Les textes évangéliques sont remplis de leurs doutes et de leurs résistances devant cette expérience nouvelle. Ces difficultés nous consolent. Si ceux qui ont „vu” ont eu tant de mal à croire, ne nous étonnons pas que nous qui n’avons pas „vu”, nous en éprouvions aussi. Le tombeau trouvé ouvert et vide; un message angélique situé au tombeau, selon le genre littéraire de la théophanie; les apparitions du ressuscité enfin. Nous savons qu’il est impossible d’établir une chronologie précise de la manifestation de ces signes et des diverses apparitions de Jésus. Ces récits sont discontinus dans le temps et dans l’espace, en conséquence du statut du ressuscité, libre de se communiquer quand et comme il veut.

Le tombeau trouvé vide

Les évangiles donnent une place importante au récit de la mise au tombeau de Jésus : démarche courageuse de Joseph d’Arimathie auprès de Pilate pour descendre le corps de la croix; rôle de Nicodème et des femmes; ensevelissement à la hâte en raison de la proximité du sabbat; déposition dans un tombeau neuf tout proche. Il existe quelques variantes sur le mode d’ensevelissement (linceul ou bandelettes). Matthieu ajoute l’épisode de la garde militaire, demandée à Pilate afin d’éviter que les disciples n’enlèvent subrepticement le corps.
 
L’insistance de ces scènes, revêtues d’une discrète gravité, a une signification forte. Si Jésus a été mis au tombeau, c’est qu’il est vraiment mort et qu’un espace de temps s’est inscrit entre sa mort et sa résurrection. La mise au tombeau est mentionnée dans le Credo lui-même, comme le développement normal de l’expression : „Il a été crucifié, il est mort”. On ne peut ici invoquer la sortie d’un coma, consécutif aux heures passées sur la croix.
 
Dans les traditions du tombeau vide, la découverte du tombeau est soit commentée et interprétée par le message d’un ou deux anges qui annoncent que le crucifié est désormais ressuscité. Soit ce constat se livre selon toute son ambiguïté et sans interprétation. Cette découverte, prise à elle seule, ne conduit pas l’apôtre Pierre à la foi. Elle ne provoque chez lui que la surprise. Elle est indiquée dans un verset de l’évangile de Luc, juste après le témoignage des femmes : «Pierre cependant partit en courant au tombeau ; en se penchant, il ne vit que les bandelettes, et il s’en alla de son côté en s’étonnant de ce qui était arrivé» (Luc 24,12).
 
De même, Marie de Magdala, qui s’est rendue au tombeau pour y prier, a trouvé celui-ci ouvert et vide. Elle a immédiatement cru à un enlèvement du corps de Jésus et est venue prévenir Pierre. Celui-ci court au tombeau avec l’autre disciple, Jean. Il constate l’état des choses avec grande précision. On ne nous dit rien de sa réaction. C’est de l’autre disciple qu’il nous est dit : „Il vit et il crut” (Jean 20,8). Mais ce spectacle ne suffit pas à le conduire à la foi. Jean établit aussitôt un lien entre les annonces de l’Écriture et la personne de Jésus. C’est tout l’horizon de l’histoire sainte et de l’itinéraire de Jésus qui lui permet de conclure dans la foi : „Il est ressuscité”.
 
Le tombeau ouvert et vide n’est donc pas en lui-même une preuve de la résurrection. En effet, l’explication la plus simple est que le corps a été enlevé. Ce fut la réaction spontanée de Marie de Magdala. Ce fut aussi la consigne donnée aux soldats de la garde selon Matthieu. „Ses disciples sont venus de nuit et l’ont dérobé pendant que nous dormions” (Matthieu 28,13). L’auteur continue : „Ce récit s’est propagé chez les Juifs jusqu’à ce jour” (28,15). En dehors de son contexte, le tombeau vide demeure légitimement sujet à tous les soupçons.

Bernard Sesboüé, sj

Croire.com

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