Une année commence

Dans le monde juif.

Dès ce dimanche soir, on sera en 5779 !

Wikipedia: Roch Hachana (hébreu : ראש השנה לשניםroch hachana lachanim, « commencement de l’année pour les années civiles ») est une fête juive célébrant la nouvelle année civile du calendrier hébraïque. Appelée « jour de la sonnerie » ou « du souvenir de la sonnerie » dans la Bible, elle est également considérée dans la tradition rabbinique comme le jour du jugement de l’humanité, inaugurant ainsi une période de dix jours de pénitence dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants à Yom Kippour.

Elle est fêtée les deux premiers jours du mois de tishri, en terre d’Israël comme en Diaspora. Ces jours ont lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Le rite principal de cette fête solennelle est la sonnerie du chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle sur différents rythmes pour inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection. Une coutume plus tardive s’est développée dans de nombreuses communautés de consommer des mets symboliques dans un but propitiatoire.

Il est de coutume, depuis le Moyen Âge, d’inclure dans sa correspondance les vœux que le destinataire soit « inscrit et scellé pour une bonne année ». Ces souhaits sont réitérés en sortant des synagogues lors des deux soirs de la fête (on ne le fait pas en journée car le jugement est en cours).

Nourriture symbolique du Roch Hachana.

 

Les Juifs devant manifester leur confiance en la mansuétude divine par la joie, les repas de fête sont dignes de l’occasion. La table comporte des aliments symbolisant, parfois par des jeux de mots, l’année que l’on espère heureuse et les aliments aigres ou âpres sont évités. Cette coutume, déjà mentionnée dans le Talmud, a connu diverses variantes et été fortement développée par les kabbalistes de Safed en un séder de Roch Hachana.

http://www.consistoire.org/112.le/287.roch-hachana:

Roch Hachana, littéralement „Tête de l’Année” est le Nouvel An juif.

Il rappelle :

– La création d’Adam et Eve, créés à l’image divine, et dont descend l’humanité tout entière.

– La ligature d’Isaac, quand l’Eternel refusa le sacrifice humain pour le sacrifice animal.

La leçon de Roch Hachana est double : L’humanité dans son ensemble, peuples, individus, est jugée par le Juge suprême, afin de souligner le partenariat irréversible qui existe entre le Créateur et ses créatures. Ce jugement divin fait écho à la liberté et à la responsabilité des hommes, les uns par rapport aux autres.

Comme Adam puis Caïn, chaque personne doit répondre à Roch Hachana à deux questions : « Où es-tu ? » et « Où est ton frère ? »

En refusant le sacrifice d’Isaac, l’Eternel a enseigné que le service divin ne pouvait passer que par le sacrifice de son animalité intérieure et non par l’assassinat de l’homme.

En écoutant la corne de bélier (chofar), nous nous rappelons ces leçons, afin de revenir vers notre Père et d’accepter sa volonté.

choffar

Sources bibliques

«Et l’Eternel parla à Moché en ces termes : Parle aux enfants d’Israël en ces termes : Et le septième mois, le premier du mois sera pour vous jour chômé, souvenir de sonnerie, appel de sainteté, vous ne ferez aucun travail, et vous approcherez des sacrifices au nom de l’Eternel.»

(Lévitique Vayikra XIX).

« Et le septième mois, le premier du mois sera un appel de sainteté pour vous, ce sera un jour de sonnerie. »

Sens

A Roch Hachana, tous les habitants de la terre passent devant Lui comme le troupeau du berger, ainsi qu’il est dit : „Celui qui a façonné ensemble leur cœur, distingue tous leurs actes.” 

(Traité Roch Hachana 16a)

« Pourquoi sonne-t-on d’une corne de bélier à Roch Hachana ? Ainsi répond le Saint, béni soit-Il : Sonnez devant mois la corne de bélier, afin que Je me souvienne, pour vous, de la ligature d’Isaac fils d’Abraham et J’en tiendrai compte comme si chacun d’entre vous avait été lié devant Moi. »

(Ibid.)

« Trois livres sont ouverts à Roch Hachana, le premier pour les vrais pervers, un autre pour les justes parfaits et un troisième pour les individus moyens. Les justes parfaits sont immédiatement inscrits dans la livre de la vie, les méchants immédiatement inscrits dans la livre de la mort, quant aux moyens leur jugement est suspendu de Roch Hachana à Kippour, s’ils sont méritants ils sont inscrits pour la vie, s’ils ne sont pas méritants, ils sont inscrits pour la mort. »

(Ibid.)

« Les anges du service divin ont demandé au Saint, béni soit-Il : Maître du monde pourquoi Israël ne récite-t-il pas de chants de louange à Roch Hachana et à Kippour ? Il leur dit : Est-ce possible qu’au moment où le Roi est assis pour juger et devant qui les livres de la vie et de la mort sont ouverts, qu’Israël entonne des chants ? »

(Ibid. 32b)

« Bien que la mitsva de sonner le shoffar à Roch Hachana soit un décret divin, il s’y trouve une allusion, à savoir : „réveillez-vous de votre sommeil, et vous les endormis levez-vous de votre somnolence” faites un bilan de vos actes, revenez en repentir et souvenez-vous de votre Créateur. Et vous qui oubliez la vérité par la perte de temps, et qui perdez vos années en vanité et en leurre sans aucune valeur, observez votre âme, considérez vos conduites et vos fautes et que chacun abandonne son mauvais chemin et ses mauvaises pensées. »

(Rambam. Lois sur le repentir)

Le seder de Roch Hachana

seder

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Dinim & Lois pratiques

Veille de Roch Hachana

1 – Certains ont l’habitude de jeûner la vieille de Roch Hachana, afin de bien se préparer spirituellement et d’entrer dans le grand jugement avec crainte et humilité (Maran 581, 2. Ben ich Haï paracha Nitsavim).

2 – On ne récite pas les supplications, tahanounim, la veille de Roch Hachana, ni à chaharit, ni à minha, et bien qu’elles aient été récitées aux Sélihot, car Roch Hachana possède malgré tout un caractère de fête. (Maran ibid., 3). De même, on ne sonnera pas le shoffar, afin de marquer une interruption avec le jour de Roch Hachana lui-même, où la mitsva du jour consiste justement à écouter le shoffar. (Maran ibid.)

3 – Certains ont l’habitude d’aller se recueillir au cimetière sur les tombes de leurs parents ou des rabbins et de réciter des prières de circonstance (voir livre de Roch Hachana). Mais on ne priera pas les morts, et on adressera sa prière à l’Eternel en évoquant le mérite de ceux qui ne sont plus. (Rama 581, 4. Michna béroura note 27. Kaf hahaïm note 95). Comme d’habitude, le Cohen ne pourra se rendre au cimetière.

4 – Nous nous lavons et nous nous rendons chez le coiffeur la veille de Roch Hachana, pour témoigner de notre confiance en l’Eternel qui pardonnera nos fautes (Maran ibid., 4). Certains ont l’habitude de se tremper dans un bain rituel, mikvé, à défaut on prendra une douche en versant sur son corps 12,5 litres d’eau. (Rama ibid. Michna béroura 26. Ben ich Haï ibid.)

5 – Dans beaucoup de communautés, on procède à l’annulation des vœux, hatarat nédarim, après l’office, afin de ne pas garder le poids d’engagements qu’on n’aurait pas tenus. (Hayé Adam ibid.)

Prières de Roch Hachana & cérémonies du soir

1 – A la prière du soir, on récite le poème liturgique ahot kétana « Petite sœur » qui porte en refrain « que l’année se termine avec ses malédictions » et qui s’achève par « que commence l’année et ses bénédictions. » Puis l’on entamera les psaumes du jour et la prière avec crainte et humilité devant le Juge suprême. (Hayé Adam 139, 1).

2 – Dans la troisième bénédiction de la amida on termine : « Béni sois-Tu Roi de sainteté », ha mélekh haqadoch, et non „Dieu de sainteté” comme toute l’année. Si l’on se rend compte de son erreur immédiatement, on se corrigera, sinon on recommencera depuis le début. (Maran 582, 1).

3 – Dans la amida, on rajoute des formules de supplication comme « Inscris-nous dans la vie … » ou « Qui est comme Toi. » Si on a omis ces passages on ne se reprendra pas. (Maran ibid., 5 et Rama).

4 – A la fin de l’office, on se congratulera l’un l’autre par la formule « que tu sois inscrit pour une bonne année de vie », léchana tova tikatev. (Rama 582, fin).

5 – A la maison, la table sera dressée, les lumières allumées en signe de bénédiction et de joie. Puis l’on procédera au kiddouch des fêtes et récitant, les deux soirs la bénédiction chéhiyanou, et on a l’habitude le second soir de mettre sur la table un nouveau fruit, mais ce n’est pas obligatoire (Ben ich Haï ibid.)

6 – Certains ont l’habitude de procéder à la cérémonie du soir de Roch Hachana avant le lavage des mains et d’autres après. Chacun suivra sa coutume paternelle. On apportera donc sur la table toutes sortes d’aliments dont le nom ou le goût évoque de bons présages, comme les dattes, la grenade, la pomme au miel, la blette, la courge, le sésame, etc. Dans le cas où l’on prendrait cette collation avant le lavage des mains, on commencera par réciter la bénédiction sur les dattes (boré péri aets) puis sur un légume (boré péri adama). Dans le cas où l’on aurait déjà fait nétilat yadayim, alors on ne récitera pas du tout boré péri adama. En ce qui concerne la formule de yéhi ratson (cf. les livres de Roch Hachana), l’idéal est d’agir ainsi : on récite boré péri aets sur la datte, on en goûte un peu, puis on récite yéhi ratson et l’on finit le fruit, (de même pour le légume, si on le consomme avant nétilat yadayim. Ensuite on consommera tous les aliments en récitant le yéhi ratson adéquat. (Resp. Yéhavé daat I, 51).

7 – Le matin on récitera avant Hachem mélekh, Hachem hou HaElokim (bis) et ce durant les dix jours de téchouva. de même le psaume mimaamakim entre yichtabah et le yoster, et Avinou malkénou après la amida (Kaf hahaïm 582, notes 13 et 14). En ce qui concerne Avinou malkénou le Chabat on suivra l’usage de l’endroit, sans créer de zizanie.

8 – On se réjouira avec une belle table, et on ne jeûnera pas à Roch Hachana. (Maran 597, 1).

9 – Après l’office de minha du premier jour, on se rendra auprès d’un fleuve, d’une rivière d’un lac, pour réciter, tachlikh, qui symbolise la destruction des péchés dans la mer selon l’image du prophète Sophonie (Sophonie . Rama 583, 2). Si le premier jour tombe un Chabat, on récitera tachlikh, le second jour, afin de ne pas porter les livres durant Chabat.

Lois concernant l’écoute du choffar

1- C’est un commandement positif de la Torah d’écouter le choffar à Roch Hachana ainsi qu’il est dit ; „Ce sera un jour de sonnerie pour vous.” Du fait des conditions de l’exil, nous avons perdu la manière exacte de sonner et nous ne savons plus s’il s’agit de sons rapides et saccadés (nommés téroua et représenté dans nos livres par un R) ou s’il s’agit de sons plus longs et entrecoupés (nommés chévarim, représenté par un CH), ce que nous savons c’est ce que cette sonnerie antique était précédée et suivie d’un son long (nommé tékia, représenté par un T). Afin de nous acquitter de notre devoir, nous combinons toutes les possibilités, trois fois chacune. Ce qui donne : T.CH.R.T x 3 ; T.CH.T x 3 ; T.R.T x 3, ce qui donne un total de 30 sonneries. (Rambam Lois du choffar III,1 à 3. Maran 590, 1 et 2).

2 – Nous avons la coutume de sonner également 30 sonneries durant la lecture à voix basse du moussaf, ainsi que 30 pendant la répétition, ce qui fait 90. S’ajoutent 10 sonneries au moment du dernier Kaddish, ce qui fait un total de 100 sonneries. (Kaf hahaïm 585, note 28, 592, note 1. Resp. Yéhavé daat VI,37)

3 – Il est interdit de consommer une collation comportant plus de 56 g. de pain (kébétsa) avant d’avoir entendu le choffar. Mais une petite collation de fruits ou de pain inférieur à cette quantité est licite. (Resp. Yalkout Yossef Lois du shoffar 9)

4 – Le sonneur doit penser acquitter chaque membre de l’assemblée, et chaque membre doit penser être acquitté par le sonneur. Et il est bon que le sonneur rappelle cette règle avant de sonner. C’est pourquoi au moment de la bénédiction, les fidèles ne s’interrompront pas par la formule baroukh hou ou baroukh chémo, mais répondront simplement amen. (Ben ich Haï paracha Nitsavim 14. Kaf hahaïm ibid. Note 12, Kitsour choulkhan aroukh 129, 14.)

5- Il est interdit au sonneur et aux fidèles de s’interrompre entre la bénédiction et les sonneries. Et durant les sonneries on ne récitera pas de supplications par sa bouche, mais on pensera à se repentir sincèrement. (Resp. Yabia omer I, 36, III, 34. Resp Igrot Moché II Orah haïm 36)

6 – Une personne qui n’aurait pu se rendre à la synagogue et qui recevrait un sonneur chez elle, devra elle-même réciter les bénédictions, mais si elle ne sait pas le sonneur récitera pour elle. Et si la personne peut rester debout au moment des sonneries, elle gardera cette position. (Michna béroura 585, note 5. Ben ich Haï ibid. 17)

Lois des 10 jours de Téchouva

1 – Durant les dix jours de Téchouva, nous terminerons la troisième bénédiction de la amida par la formule „Roi de sainteté” (hamélekh hakadoch), au lieu de « Dieu de sainteté », afin de prendre conscience que l’Eternel est le Roi et le Juge suprême. Si par habitude, nous avons dit „Dieu de sainteté”, mais qu’immédiatement nous nous reprenons, nous poursuivrons la prière, par contre si nous nous rendons compte de notre erreur après coup, ou même si nous ressentons un doute, il faudra reprendre la amida à son début. (Maran 582, 1 et 2)

2 – De même, dans la bénédiction dans laquelle nous demandons le retour des juges appliquant les règles de Torah, nous conclurons « Roi du jugement » au lieu de « Roi qui aime la tsédaka et le jugement ». Là encore si nous nous sommes trompés, nous pouvons nous raviser immédiatement, sinon nous nous reprendrons au début de cette bénédiction, même dans un cas de doute. (Maran ibid. Resp. Yéhavé daat I, 57.)

3 – Le ministre-officiant mentionnera dans la bénédiction meïn chéva (bénédiction qui suit la amida) du vendredi soir « Qui est comme le Roi de sainteté ! » S’il s’est trompé, il se reprendra tant qu’il n’a pas conclu la bénédiction « qui sanctifie le Chabat » mekadech hachabat, s’il a conclu, il ne se reprendra pas. (Maran ibid. 3. Resp. Yabia omer II, 29.)

4 – Dans la amida des dix jours, nous intercalerons des formules liturgiques qui rappellent le jugement divin et notre souhait d’être inscrits dans le livre de la vie et de la paix. Si nous avons omis ces formules, tant que nous n’avons pas récité la bénédiction qui les suit, nous pourrons nous reprendre, sinon nous continuerons la prière. Il est toutefois possible de les mentionner dans la bénédiction « qui écoute la prière » choméa téfila, voire dans la conclusion « Mon Dieu garde mes lèvres. » (Kol Sinaï lois des dix jours de Téchouva 5)

5 – Durant les offices du Chabbat, nous avons l’habitude de réciter Notre Père, Notre Roi, avinou malkénou, en omettant les passages qui évoquent les fautes et les transgressions, ce qui ne sied pas avec la joie inhérente au Chabbat. Dans certaines communautés cette prière n’est pas récitée, chacun suivra la coutume du lieu sans créer de zizanie (Resp. Yéhavé daat ibid. 54)

6 – Que l’homme ne se sente point éloigné du niveau des justes qui l’ont précédé, à cause de ses transgressions et de ses fautes, mais qu’il pense qu’il est aimé et précieux devant le Créateur (qu’Il soit exalté) comme s’il n’avait jamais fauté. Et qui plus est, sa récompense sera importante, car cet homme a connu le goût du péché, et s’en est écarté en dominant sa passion. Et c’est sur lui que les sages zal ont dit : « Dans le lieu où se tiennent les repentants, même les justes parfaits ne peuvent se tenir. » (Rambam, Lois sur la Téchouva VII, 4)

Reclame

„Everything begins in mysticism and ends in politics.” —Charles Péguy

From Mysticism to Politics, by Richard Rohr
Friday, July 13, 2018

Everything begins in mysticism and ends in politics. —Charles Péguy (1873-1914) [1]

In last fall’s issue of the Center for Action and Contemplation’s journal, Oneing, Wes Granberg-Michaelson, our good friend and neighbor here in New Mexico and the former General Secretary of the Reformed Church in America, traced the path between mysticism—which is actual experience of God or Universal Love—and politics:

„Transformative change in politics depends so much on having a clear view of the desired end. Where does that vision come from? Possibilities may be offered by various ideologies, or party platforms, or political candidates. But, for the person of faith, that vision finds its roots in God’s intended and preferred future for the world. It comes not as a dogmatic blueprint but as an experiential encounter with God’s love, flowing like a river from God’s throne, nourishing trees with leaves for the healing of the nations (see Revelation 22:1-2). This biblically infused vision, resonant from Genesis to Revelation, pictures a world made whole, with people living in a beloved community, where no one is despised or forgotten, peace reigns, and the goodness of God’s creation is treasured and protected as a gift.

Such a vision strikes the political pragmatist as idyllic, unrealistic, and irrelevant. But the person of faith, whose inward journey opens his or her life to the explosive love of God, knows that this vision is the most real of all. It is a glimpse of creation’s purpose and a glimmering of the Spirit’s movement amid the world’s present pain, brokenness, and despair. This vision also recognizes the inevitable journey of inward and outward transformation—the simultaneous, continuing transformation of the inward hearts of people liberated by God’s astonishing grace and the outward transformation of social and economic structures liberated by God’s standards of justice.

So, for the Christian, politics entails an inevitable spiritual journey. But this is not the privatized expression of belief which keeps faith in Jesus contained in an individualized bubble and protects us from the “world.”. . . Rather, it is a spiritual journey which connects us intrinsically to the presence of God, whose love yearns to save and transform the world. We are called to be “in Christ,” which means we share—always imperfectly, and always in community with others—the call to be the embodiment of God’s love in the world. . . .

The necessary detachment from this ugly and injurious present political climate depends upon our inner attachment to the mystery of God’s unbounded grace and divine, creative love. That is the foundation from which we can witness to truth, nurture community, and build essential bonds of solidarity with those who suffer. More than ever, politics which offers redemptive hope will begin with mysticism.”

[1] Charles Péguy, Notre Jeunesse (Paris: Cahiers de la Quinzaine, 1910), 27. Original text: “Tout commence en mystique et finit en politique.”

Wes Granberg-Michaelson, “From Mysticism to Politics,” “Politics and Religion,” Oneing, vol. 5 no. 2 (Center for Action and Contemplation: 2017), 17, 21.

Doi întelepti si o binecuvântare împartasita

E vorba de Fr Thomas Keating, monah cistercian, si de rabinul Zalman Schachter Shalomi.

O întâlnire în spirit între doi contemplativi care împartasesc aceeasi revelatie.

O revelatie care ajunge la om prin natura, prin Scriptura, si prin actiunea directa a lui Dumnezeu asupra unui suflet deschis, receptiv, doritor.

Lessons on Prayer

Seven Lessons on Prayer I learned from Julian of Norwich

Julian of Norwich Stained Glass, Norwich Cathedral. Photo by Ian-S, used by permission.
Julian of Norwich Stained Glass, Norwich Cathedral. Photo by Ian-S, used by permission.

The great medieval mystic Julian of Norwich is renowned for her theological optimism (“All shall be well, and all shall be well, and all manner of things shall be well”) as well as for her willingness to color outside the gendered lines (“As truly as God is our father, so too is God our mother”).

She certainly demonstrated a clear contemplative sensibility (“The fullness of joy is to behold God in all”) — so it surprises me that more people do not think of her as a master teacher in the art of Christian prayer.

That may be because she is somewhat overshadowed, in that department, by her contemporary, the anonymous author of The Cloud of Unknowing. But Julian has plenty of solid teaching, in her own right, on how to pray. The other day I was asked to give a talk at a nearby Episcopal Church on the subject of Julian’s teaching on prayer, so it seems to me it’s worth summarizing that talk here on the blog.

What Julian of Norwich taught me about prayer.

  1. God is the ground of our praying. In other words, God is the foundation of all prayer — vocal prayer as well as more meditative or contemplative prayer. Scripture is explicit that “We love because God first loved us,” in a similar way, we pray because God is in our hearts, inspiring us with a longing for prayer, for heaven, and indeed for the heart of God.
  2. Prayer unites the soul with God. Prayer makes the soul like God. In her original middle English text, Julian says that “prayer oneth (ones) the soul with God.” What a lovely and powerful image. Of course, it is the Holy Spirit who makes us one with God, but it is also the Holy Spirit who is the ground of our praying. Prayer is the means by which we recognize the oneness/union that the Holy Spirit has already given to us.
  3. God wants us to be generous in prayer and trust alike. To be honest, I’m still working on this one. I tend to be stingy with prayer — at least with the amount of time I give to prayer — and I’m very stingy with my ability to trust. Julian challenges us here: “Do you truly want union with God? Be generous, give your trusting heart and your praying soul to God, holding nothing back — and watch what happens!”
  4. It is God’s will that we seek God, gladly and merrily. Sure, everyone has bad days, but Julian warns us to keep from turning prayer into a dour duty or grumblesome obligation. Pray like you’re dancing with your beloved, not like you’re filling out your tax forms. And if you do tend to fall into tax-form-face when you pray, well, do something about it!
  5. Pray inwardly, even if it seems to give you no pleasure. It is bringing great benefit, even if you do not perceive it. Pray inwardly, even if you sense nothing, see nothing, even if you think you are achieving nothing. For it is in dryness and emptiness, in sickness and weakness, that our prayer pleases Christ most. See this in the light of #3 and #4 — sure, the ideal is to pray joyfully and generously, but in truth we don’t always pull that often. Yet Julian brings grace even to our messy, botched attempts at prayer. She suggest that when prayer feels the driest or drudgeriest, that’s precisely when the Holy Spirit is more at work in our hearts! Moral of the story: keep praying, no matter how it feels.
  6. In Christ’s eyes, our whole life is a prayer. A Jesus-music band from the 1970s called 2nd Chapter of Acts sang a song called “Make My Life a Prayer to You.” In itself a prayer, I’ve always loved that way of thinking about prayer — and about life. Julian says we don’t even have to ask: in God’s eyes, our life is a prayer. So, the question we must consider: what, exactly, are we praying to God with our life?
  7. The more the soul sees God, the more the soul desires to see God. Our longing comes from this grace. Indeed, The fullness of joy is to behold God in all. The corollary to recognizing that all of life is a prayer is to learn to see God in all of life. And that leads to joy — but it also leads to longing. The more we recognize God in all things, the more we yearn for God. It’s a beautiful, never-ending process: love opening up to greater desire and greater love.
The Showings of Julian of Norwich
The Showings of Julian of Norwich

Read Julian of Norwich for many reasons. Her visions are colorful, earthy, and insightful. She is truly a great mystic. But leavened within her writings is plenty of solid advice about how to deepen your own prayer life. So read Julian in order to learn how to pray.One of my favorite modern language translations of Julian of Norwich is by Mirabai Starr, called The Showings of Julian of Norwich: A New Translation. Another good option is the Halcyon Backhouse translation, Revelations of Divine Love.

Maybe the best way to finish this post is to quote Julian herself, with perhaps her most eloquent and lovely prayer:

God, of your goodness, give me yourself, for you are enough for me. I may ask nothing less that is fully to your worship, and if I do ask anything less, ever shall I be in want. Only in you I have all.