A World Teacher At His 92nd Anniversary

Our own life has to be our message. —Thich Nhat Hanh

„In his ninety-second year, Thich Nhat Hanh is recognized as one of the world’s most influential spiritual teachers. His bestselling books have taught dharma and mindfulness to millions. He has inspired generations of peace and environmental activists. He has gathered a devoted community that will carry his teachings into the future. He has helped take Buddhism out of the monasteries and temples into every aspect of our lives today. He has created immense benefit.

With His Holiness the Dalai Lama, Thich Nhat Hanh is the leading voice of Buddhism in the West. He has sold more than three million books in America alone, including classics such as Being Peace, The World We Have, The Miracle of Mindfulness, and The Heart of the Buddha’s Teachings. Translated into thirty-five languages, his more than one hundred titles range from accessible teachings on mindfulness in daily life to scholarly works on Zen, sutras, and Buddhist psychology, plus children’s books and poetry.

In his books and teaching, Thich Nhat Hanh has applied Buddhist philosophy and practice to relationships, politics, community, environmentalism, policing, and international affairs. He launched Wake Up, a worldwide movement for young people to train in mindful living, and created an international Applied Ethics program to train teachers to teach mindfulness in schools.

Thich Nhat Hanh has created a worldwide community of more than six hundred monastics and tens of thousands of lay students. Plum Village in France remains the community’s most important monastery and program center, and in the U.S. he has established Deer Park Monastery in Escondido, California; Blue Cliff Monastery in Pine Bush, New York; and Magnolia Grove Monastery in Batesville, Mississippi. Lay students can join more than a thousand practice communities in cities and towns throughout North America and Europe.

Thich Nhat Hanh’s vision of a socially and politically engaged Buddhism has developed into a worldwide movement that inspires Buddhists of all schools who are committed to peace, social justice, and protecting the environment. Nhat Hanh himself has led peace marches, addressed the U.S. Congress, and brought Israelis and Palestinians together to meditate. The year he turned eighty, he delivered an address to UNESCO calling for a reversal of the cycle of violence, war, and global warming.

In November of 2014, Thich Nhat Hanh suffered a serious stroke. It would be ten months before he would speak again, and then only a few words. While he is not expected to resume his public role, his teachings will continue. A treasury of profound writings, a vibrant sangha, and tens of thousands of inspired practitioners will bring his message to future generations. Above all, as he wrote in The World We Have, “Our own life has to be our message.” His life of courage, compassion, and enlightenment is his greatest teaching.”

From LION’S ROAR 

The Life of Thich Nhat Hanh

Reclame

Une année commence

Dans le monde juif.

Dès ce dimanche soir, on sera en 5779 !

Wikipedia: Roch Hachana (hébreu : ראש השנה לשניםroch hachana lachanim, « commencement de l’année pour les années civiles ») est une fête juive célébrant la nouvelle année civile du calendrier hébraïque. Appelée « jour de la sonnerie » ou « du souvenir de la sonnerie » dans la Bible, elle est également considérée dans la tradition rabbinique comme le jour du jugement de l’humanité, inaugurant ainsi une période de dix jours de pénitence dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants à Yom Kippour.

Elle est fêtée les deux premiers jours du mois de tishri, en terre d’Israël comme en Diaspora. Ces jours ont lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Le rite principal de cette fête solennelle est la sonnerie du chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle sur différents rythmes pour inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection. Une coutume plus tardive s’est développée dans de nombreuses communautés de consommer des mets symboliques dans un but propitiatoire.

Il est de coutume, depuis le Moyen Âge, d’inclure dans sa correspondance les vœux que le destinataire soit « inscrit et scellé pour une bonne année ». Ces souhaits sont réitérés en sortant des synagogues lors des deux soirs de la fête (on ne le fait pas en journée car le jugement est en cours).

Nourriture symbolique du Roch Hachana.

 

Les Juifs devant manifester leur confiance en la mansuétude divine par la joie, les repas de fête sont dignes de l’occasion. La table comporte des aliments symbolisant, parfois par des jeux de mots, l’année que l’on espère heureuse et les aliments aigres ou âpres sont évités. Cette coutume, déjà mentionnée dans le Talmud, a connu diverses variantes et été fortement développée par les kabbalistes de Safed en un séder de Roch Hachana.

http://www.consistoire.org/112.le/287.roch-hachana:

Roch Hachana, littéralement „Tête de l’Année” est le Nouvel An juif.

Il rappelle :

– La création d’Adam et Eve, créés à l’image divine, et dont descend l’humanité tout entière.

– La ligature d’Isaac, quand l’Eternel refusa le sacrifice humain pour le sacrifice animal.

La leçon de Roch Hachana est double : L’humanité dans son ensemble, peuples, individus, est jugée par le Juge suprême, afin de souligner le partenariat irréversible qui existe entre le Créateur et ses créatures. Ce jugement divin fait écho à la liberté et à la responsabilité des hommes, les uns par rapport aux autres.

Comme Adam puis Caïn, chaque personne doit répondre à Roch Hachana à deux questions : « Où es-tu ? » et « Où est ton frère ? »

En refusant le sacrifice d’Isaac, l’Eternel a enseigné que le service divin ne pouvait passer que par le sacrifice de son animalité intérieure et non par l’assassinat de l’homme.

En écoutant la corne de bélier (chofar), nous nous rappelons ces leçons, afin de revenir vers notre Père et d’accepter sa volonté.

choffar

Sources bibliques

«Et l’Eternel parla à Moché en ces termes : Parle aux enfants d’Israël en ces termes : Et le septième mois, le premier du mois sera pour vous jour chômé, souvenir de sonnerie, appel de sainteté, vous ne ferez aucun travail, et vous approcherez des sacrifices au nom de l’Eternel.»

(Lévitique Vayikra XIX).

« Et le septième mois, le premier du mois sera un appel de sainteté pour vous, ce sera un jour de sonnerie. »

Sens

A Roch Hachana, tous les habitants de la terre passent devant Lui comme le troupeau du berger, ainsi qu’il est dit : „Celui qui a façonné ensemble leur cœur, distingue tous leurs actes.” 

(Traité Roch Hachana 16a)

« Pourquoi sonne-t-on d’une corne de bélier à Roch Hachana ? Ainsi répond le Saint, béni soit-Il : Sonnez devant mois la corne de bélier, afin que Je me souvienne, pour vous, de la ligature d’Isaac fils d’Abraham et J’en tiendrai compte comme si chacun d’entre vous avait été lié devant Moi. »

(Ibid.)

« Trois livres sont ouverts à Roch Hachana, le premier pour les vrais pervers, un autre pour les justes parfaits et un troisième pour les individus moyens. Les justes parfaits sont immédiatement inscrits dans la livre de la vie, les méchants immédiatement inscrits dans la livre de la mort, quant aux moyens leur jugement est suspendu de Roch Hachana à Kippour, s’ils sont méritants ils sont inscrits pour la vie, s’ils ne sont pas méritants, ils sont inscrits pour la mort. »

(Ibid.)

« Les anges du service divin ont demandé au Saint, béni soit-Il : Maître du monde pourquoi Israël ne récite-t-il pas de chants de louange à Roch Hachana et à Kippour ? Il leur dit : Est-ce possible qu’au moment où le Roi est assis pour juger et devant qui les livres de la vie et de la mort sont ouverts, qu’Israël entonne des chants ? »

(Ibid. 32b)

« Bien que la mitsva de sonner le shoffar à Roch Hachana soit un décret divin, il s’y trouve une allusion, à savoir : „réveillez-vous de votre sommeil, et vous les endormis levez-vous de votre somnolence” faites un bilan de vos actes, revenez en repentir et souvenez-vous de votre Créateur. Et vous qui oubliez la vérité par la perte de temps, et qui perdez vos années en vanité et en leurre sans aucune valeur, observez votre âme, considérez vos conduites et vos fautes et que chacun abandonne son mauvais chemin et ses mauvaises pensées. »

(Rambam. Lois sur le repentir)

Le seder de Roch Hachana

seder

seder

Dinim & Lois pratiques

Veille de Roch Hachana

1 – Certains ont l’habitude de jeûner la vieille de Roch Hachana, afin de bien se préparer spirituellement et d’entrer dans le grand jugement avec crainte et humilité (Maran 581, 2. Ben ich Haï paracha Nitsavim).

2 – On ne récite pas les supplications, tahanounim, la veille de Roch Hachana, ni à chaharit, ni à minha, et bien qu’elles aient été récitées aux Sélihot, car Roch Hachana possède malgré tout un caractère de fête. (Maran ibid., 3). De même, on ne sonnera pas le shoffar, afin de marquer une interruption avec le jour de Roch Hachana lui-même, où la mitsva du jour consiste justement à écouter le shoffar. (Maran ibid.)

3 – Certains ont l’habitude d’aller se recueillir au cimetière sur les tombes de leurs parents ou des rabbins et de réciter des prières de circonstance (voir livre de Roch Hachana). Mais on ne priera pas les morts, et on adressera sa prière à l’Eternel en évoquant le mérite de ceux qui ne sont plus. (Rama 581, 4. Michna béroura note 27. Kaf hahaïm note 95). Comme d’habitude, le Cohen ne pourra se rendre au cimetière.

4 – Nous nous lavons et nous nous rendons chez le coiffeur la veille de Roch Hachana, pour témoigner de notre confiance en l’Eternel qui pardonnera nos fautes (Maran ibid., 4). Certains ont l’habitude de se tremper dans un bain rituel, mikvé, à défaut on prendra une douche en versant sur son corps 12,5 litres d’eau. (Rama ibid. Michna béroura 26. Ben ich Haï ibid.)

5 – Dans beaucoup de communautés, on procède à l’annulation des vœux, hatarat nédarim, après l’office, afin de ne pas garder le poids d’engagements qu’on n’aurait pas tenus. (Hayé Adam ibid.)

Prières de Roch Hachana & cérémonies du soir

1 – A la prière du soir, on récite le poème liturgique ahot kétana « Petite sœur » qui porte en refrain « que l’année se termine avec ses malédictions » et qui s’achève par « que commence l’année et ses bénédictions. » Puis l’on entamera les psaumes du jour et la prière avec crainte et humilité devant le Juge suprême. (Hayé Adam 139, 1).

2 – Dans la troisième bénédiction de la amida on termine : « Béni sois-Tu Roi de sainteté », ha mélekh haqadoch, et non „Dieu de sainteté” comme toute l’année. Si l’on se rend compte de son erreur immédiatement, on se corrigera, sinon on recommencera depuis le début. (Maran 582, 1).

3 – Dans la amida, on rajoute des formules de supplication comme « Inscris-nous dans la vie … » ou « Qui est comme Toi. » Si on a omis ces passages on ne se reprendra pas. (Maran ibid., 5 et Rama).

4 – A la fin de l’office, on se congratulera l’un l’autre par la formule « que tu sois inscrit pour une bonne année de vie », léchana tova tikatev. (Rama 582, fin).

5 – A la maison, la table sera dressée, les lumières allumées en signe de bénédiction et de joie. Puis l’on procédera au kiddouch des fêtes et récitant, les deux soirs la bénédiction chéhiyanou, et on a l’habitude le second soir de mettre sur la table un nouveau fruit, mais ce n’est pas obligatoire (Ben ich Haï ibid.)

6 – Certains ont l’habitude de procéder à la cérémonie du soir de Roch Hachana avant le lavage des mains et d’autres après. Chacun suivra sa coutume paternelle. On apportera donc sur la table toutes sortes d’aliments dont le nom ou le goût évoque de bons présages, comme les dattes, la grenade, la pomme au miel, la blette, la courge, le sésame, etc. Dans le cas où l’on prendrait cette collation avant le lavage des mains, on commencera par réciter la bénédiction sur les dattes (boré péri aets) puis sur un légume (boré péri adama). Dans le cas où l’on aurait déjà fait nétilat yadayim, alors on ne récitera pas du tout boré péri adama. En ce qui concerne la formule de yéhi ratson (cf. les livres de Roch Hachana), l’idéal est d’agir ainsi : on récite boré péri aets sur la datte, on en goûte un peu, puis on récite yéhi ratson et l’on finit le fruit, (de même pour le légume, si on le consomme avant nétilat yadayim. Ensuite on consommera tous les aliments en récitant le yéhi ratson adéquat. (Resp. Yéhavé daat I, 51).

7 – Le matin on récitera avant Hachem mélekh, Hachem hou HaElokim (bis) et ce durant les dix jours de téchouva. de même le psaume mimaamakim entre yichtabah et le yoster, et Avinou malkénou après la amida (Kaf hahaïm 582, notes 13 et 14). En ce qui concerne Avinou malkénou le Chabat on suivra l’usage de l’endroit, sans créer de zizanie.

8 – On se réjouira avec une belle table, et on ne jeûnera pas à Roch Hachana. (Maran 597, 1).

9 – Après l’office de minha du premier jour, on se rendra auprès d’un fleuve, d’une rivière d’un lac, pour réciter, tachlikh, qui symbolise la destruction des péchés dans la mer selon l’image du prophète Sophonie (Sophonie . Rama 583, 2). Si le premier jour tombe un Chabat, on récitera tachlikh, le second jour, afin de ne pas porter les livres durant Chabat.

Lois concernant l’écoute du choffar

1- C’est un commandement positif de la Torah d’écouter le choffar à Roch Hachana ainsi qu’il est dit ; „Ce sera un jour de sonnerie pour vous.” Du fait des conditions de l’exil, nous avons perdu la manière exacte de sonner et nous ne savons plus s’il s’agit de sons rapides et saccadés (nommés téroua et représenté dans nos livres par un R) ou s’il s’agit de sons plus longs et entrecoupés (nommés chévarim, représenté par un CH), ce que nous savons c’est ce que cette sonnerie antique était précédée et suivie d’un son long (nommé tékia, représenté par un T). Afin de nous acquitter de notre devoir, nous combinons toutes les possibilités, trois fois chacune. Ce qui donne : T.CH.R.T x 3 ; T.CH.T x 3 ; T.R.T x 3, ce qui donne un total de 30 sonneries. (Rambam Lois du choffar III,1 à 3. Maran 590, 1 et 2).

2 – Nous avons la coutume de sonner également 30 sonneries durant la lecture à voix basse du moussaf, ainsi que 30 pendant la répétition, ce qui fait 90. S’ajoutent 10 sonneries au moment du dernier Kaddish, ce qui fait un total de 100 sonneries. (Kaf hahaïm 585, note 28, 592, note 1. Resp. Yéhavé daat VI,37)

3 – Il est interdit de consommer une collation comportant plus de 56 g. de pain (kébétsa) avant d’avoir entendu le choffar. Mais une petite collation de fruits ou de pain inférieur à cette quantité est licite. (Resp. Yalkout Yossef Lois du shoffar 9)

4 – Le sonneur doit penser acquitter chaque membre de l’assemblée, et chaque membre doit penser être acquitté par le sonneur. Et il est bon que le sonneur rappelle cette règle avant de sonner. C’est pourquoi au moment de la bénédiction, les fidèles ne s’interrompront pas par la formule baroukh hou ou baroukh chémo, mais répondront simplement amen. (Ben ich Haï paracha Nitsavim 14. Kaf hahaïm ibid. Note 12, Kitsour choulkhan aroukh 129, 14.)

5- Il est interdit au sonneur et aux fidèles de s’interrompre entre la bénédiction et les sonneries. Et durant les sonneries on ne récitera pas de supplications par sa bouche, mais on pensera à se repentir sincèrement. (Resp. Yabia omer I, 36, III, 34. Resp Igrot Moché II Orah haïm 36)

6 – Une personne qui n’aurait pu se rendre à la synagogue et qui recevrait un sonneur chez elle, devra elle-même réciter les bénédictions, mais si elle ne sait pas le sonneur récitera pour elle. Et si la personne peut rester debout au moment des sonneries, elle gardera cette position. (Michna béroura 585, note 5. Ben ich Haï ibid. 17)

Lois des 10 jours de Téchouva

1 – Durant les dix jours de Téchouva, nous terminerons la troisième bénédiction de la amida par la formule „Roi de sainteté” (hamélekh hakadoch), au lieu de « Dieu de sainteté », afin de prendre conscience que l’Eternel est le Roi et le Juge suprême. Si par habitude, nous avons dit „Dieu de sainteté”, mais qu’immédiatement nous nous reprenons, nous poursuivrons la prière, par contre si nous nous rendons compte de notre erreur après coup, ou même si nous ressentons un doute, il faudra reprendre la amida à son début. (Maran 582, 1 et 2)

2 – De même, dans la bénédiction dans laquelle nous demandons le retour des juges appliquant les règles de Torah, nous conclurons « Roi du jugement » au lieu de « Roi qui aime la tsédaka et le jugement ». Là encore si nous nous sommes trompés, nous pouvons nous raviser immédiatement, sinon nous nous reprendrons au début de cette bénédiction, même dans un cas de doute. (Maran ibid. Resp. Yéhavé daat I, 57.)

3 – Le ministre-officiant mentionnera dans la bénédiction meïn chéva (bénédiction qui suit la amida) du vendredi soir « Qui est comme le Roi de sainteté ! » S’il s’est trompé, il se reprendra tant qu’il n’a pas conclu la bénédiction « qui sanctifie le Chabat » mekadech hachabat, s’il a conclu, il ne se reprendra pas. (Maran ibid. 3. Resp. Yabia omer II, 29.)

4 – Dans la amida des dix jours, nous intercalerons des formules liturgiques qui rappellent le jugement divin et notre souhait d’être inscrits dans le livre de la vie et de la paix. Si nous avons omis ces formules, tant que nous n’avons pas récité la bénédiction qui les suit, nous pourrons nous reprendre, sinon nous continuerons la prière. Il est toutefois possible de les mentionner dans la bénédiction « qui écoute la prière » choméa téfila, voire dans la conclusion « Mon Dieu garde mes lèvres. » (Kol Sinaï lois des dix jours de Téchouva 5)

5 – Durant les offices du Chabbat, nous avons l’habitude de réciter Notre Père, Notre Roi, avinou malkénou, en omettant les passages qui évoquent les fautes et les transgressions, ce qui ne sied pas avec la joie inhérente au Chabbat. Dans certaines communautés cette prière n’est pas récitée, chacun suivra la coutume du lieu sans créer de zizanie (Resp. Yéhavé daat ibid. 54)

6 – Que l’homme ne se sente point éloigné du niveau des justes qui l’ont précédé, à cause de ses transgressions et de ses fautes, mais qu’il pense qu’il est aimé et précieux devant le Créateur (qu’Il soit exalté) comme s’il n’avait jamais fauté. Et qui plus est, sa récompense sera importante, car cet homme a connu le goût du péché, et s’en est écarté en dominant sa passion. Et c’est sur lui que les sages zal ont dit : « Dans le lieu où se tiennent les repentants, même les justes parfaits ne peuvent se tenir. » (Rambam, Lois sur la Téchouva VII, 4)

„Everything begins in mysticism and ends in politics.” —Charles Péguy

From Mysticism to Politics, by Richard Rohr
Friday, July 13, 2018

Everything begins in mysticism and ends in politics. —Charles Péguy (1873-1914) [1]

In last fall’s issue of the Center for Action and Contemplation’s journal, Oneing, Wes Granberg-Michaelson, our good friend and neighbor here in New Mexico and the former General Secretary of the Reformed Church in America, traced the path between mysticism—which is actual experience of God or Universal Love—and politics:

„Transformative change in politics depends so much on having a clear view of the desired end. Where does that vision come from? Possibilities may be offered by various ideologies, or party platforms, or political candidates. But, for the person of faith, that vision finds its roots in God’s intended and preferred future for the world. It comes not as a dogmatic blueprint but as an experiential encounter with God’s love, flowing like a river from God’s throne, nourishing trees with leaves for the healing of the nations (see Revelation 22:1-2). This biblically infused vision, resonant from Genesis to Revelation, pictures a world made whole, with people living in a beloved community, where no one is despised or forgotten, peace reigns, and the goodness of God’s creation is treasured and protected as a gift.

Such a vision strikes the political pragmatist as idyllic, unrealistic, and irrelevant. But the person of faith, whose inward journey opens his or her life to the explosive love of God, knows that this vision is the most real of all. It is a glimpse of creation’s purpose and a glimmering of the Spirit’s movement amid the world’s present pain, brokenness, and despair. This vision also recognizes the inevitable journey of inward and outward transformation—the simultaneous, continuing transformation of the inward hearts of people liberated by God’s astonishing grace and the outward transformation of social and economic structures liberated by God’s standards of justice.

So, for the Christian, politics entails an inevitable spiritual journey. But this is not the privatized expression of belief which keeps faith in Jesus contained in an individualized bubble and protects us from the “world.”. . . Rather, it is a spiritual journey which connects us intrinsically to the presence of God, whose love yearns to save and transform the world. We are called to be “in Christ,” which means we share—always imperfectly, and always in community with others—the call to be the embodiment of God’s love in the world. . . .

The necessary detachment from this ugly and injurious present political climate depends upon our inner attachment to the mystery of God’s unbounded grace and divine, creative love. That is the foundation from which we can witness to truth, nurture community, and build essential bonds of solidarity with those who suffer. More than ever, politics which offers redemptive hope will begin with mysticism.”

[1] Charles Péguy, Notre Jeunesse (Paris: Cahiers de la Quinzaine, 1910), 27. Original text: “Tout commence en mystique et finit en politique.”

Wes Granberg-Michaelson, “From Mysticism to Politics,” “Politics and Religion,” Oneing, vol. 5 no. 2 (Center for Action and Contemplation: 2017), 17, 21.

„Despre adevar si minciuna”

http://dilemaveche.ro/sectiune/dilemablog/articol/adevar-si-minciuna

Final articol Ana Maria Sandu

„Recitiți interviul acesta cu Ciprian Mihali de pe PressOne.ro, pentru o mai bună contextualizare a lumii a post-adevărului în care trăim. „Pentru ca minciunile să poată fi înghiţite uşor, adică să nu-i trezească din somn pe cei care le aud, e nevoie ca ele să fie formulate în cuvinte cît mai puţine şi cît mai des repetate, dar rostite teatral pe scenele publice oferite cu atîta generozitate de industriile mediatice, ele însele complice şi supuse acestui spectacol (…). O afirmaţie absurdă spusă o dată poate fi percepută ca absurdă, deci necredibilă. Repetată însă de o mie de ori, ea nu este în fond mai puţin absurdă, doar că devine credibilă. Iar credibilitatea ei se obţine prin credulitate, expresia cea mai înaltă a abandonării oricărui simţ critic”, spune Mihali.

Exact acesta a fost unul dintre reproșurile aduse opoziției de actuala putere, maestră absolută la capitolul manipulare: „Prezentaţi răul ca fiind bine, iar binele ca fiind rău. Am credinţă în puterea adevărului, în inteligenţa acestui popor, care a dovedit în nenumărate rînduri că nu se lasă manipulat şi e capabil să distingă între adevăr şi minciună. Ecuaţia va fi cît se poate de simplă, dvs.aţi tăiat, noi am majorat pensiile şi salariile”, a mai spus Dăncilă.

Philip Roth credea „că trăim într-o lume în care minciuna e regină”. S-ar putea ca în curînd marile bătălii să nu se mai dea pe resurse, ci pe alchimia transformării adevărului în minciună și invers.”

Roots of Liberation

By Fr Richard Rohr

„One of the great themes of the Bible, beginning with the Hebrew Scriptures and continued by Jesus and Paul, is “the preferential option for the poor.” I call it “the bias toward the bottom.” The Hebrew people’s exodus out of slavery, and YHWH’s complete identification with them, is the pattern of our universal spiritual journey to liberation.

Moses, himself a man at “the bottom” (a murderer on the run, caring for his father-in-law’s sheep), first encounters God in an ordinary bush that “burns” without being consumed (Exodus 3:2). Moses’ experience is both external and interior, earth-based and transcendent: “Take off your shoes, this is holy ground,” he hears (3:5). Awestruck and fully present, Moses is able to perceive God’s surprising call: “I have heard the groaning of my people in Egypt. You, Moses, are to go confront the Pharaoh and tell him to let my people go” (3:9-10).

Here we have the perfect integration of action and contemplation. First, the contemplative experience comes—the burning bush. Immediately it has social, economic, and political implications. There is no authentic God experience that does not situate you in the world in a different way. You see things differently, and you have the security to be free from your usual loyalties: privilege, position, group, and economy. Yet this transformation has costly consequences. Moses had to leave Pharaoh’s palace to ask new questions and become the liberator of his people.

The Exodus story is the root of all liberation theology, which Jesus then teaches and fully exemplifies (see Luke 4:18-19). It is obvious that he is primarily a healer of the poor and powerless. Liberation theology focuses on freeing people from religious, political, social, and economic oppression (i.e., what Pope John Paul II called “structural sin” and “institutional evil”). [1] It goes beyond just trying to free individuals from their own naughty behaviors, which many people identify as the only meaning of sin. In our individualistic society, structural sin is accepted as good and necessary on the corporate or national level.

Large companies, churches, and governments get away with and are even applauded for killing (war), greed, vanity, pride, and ambition. The capital sins are rewarded at the corporate level but shamed at the individual level. This is our conflicted Christian morality!

Instead of legitimating the status quo, liberation theology tries to read history and the Bible not from the side of the powerful, but from the side of the pain. Its beginning point is not sin management, but “Where is the suffering?”

The world tends to define poverty and riches simply in terms of economics. But poverty has many faces—weakness, dependence, and many forms of humiliation. Essentially, poverty is a lack of means to accomplish what one desires or needs, be it lack of money, relationships, influence, power, intellectual ability, physical strength, freedom, or dignity.

God hears the cry of the poor. And we, created in God’s image and likeness, must do the same to be like God.”

 
 

[1] Pope John Paul II’s encyclical Sollicitudo Rei Socialis (On Social Concern, December 30, 1987) presents his thoughts in detail: http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/en/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_30121987_sollicitudo-rei-socialis.html.

Adapted from Richard Rohr, Gospel Call for Compassionate Action (Bias from the Bottom) in CAC Foundation Set (Center for Action and Contemplation: 2007), CD and MP3 download; and
Job and the Mystery of Suffering: Spiritual Reflections (The Crossroad Publishing Company: 1998)126.

Despre Marx, la o aniversare

La bicentenarul lui Karl Marx. Un excelent memento, la o aniversare care suscita înca simpatii pentru un mare filosof, analist profetic al crizelor economice ciclice care mai bântuie înca lumea industrializata si post-industrializata. Care aprecieri pozitive ignora legatura strânsa (de la cauza la efect? – nu desigur, dar strânsa) dintre filosofia lui Marx si sângeroasa lor materializare în secolul 20.

De Ioan Stanomir, „La Punkt”.

„… scopul acţiunii lui Marx a fost acela de a oferi un ghid de remodelare al universului.Ţinta sa nu a fost doar să analizeze capitalismul, ci şi să demonstreze, ştiinţific, inevitabilitatea prăbuşirii sale. Obiectivul paginilor sale nu a fost, niciodată, unul tern- academic: intelectual revoluţionar în tradiţie iacobină, Marx a privit ideile ca pe materia primă din care se va croi alt viitor. Rândurile lui Leszek Kolakowski dedicate acestei pasiuni prometeice a lui Marx merită recitite de cei care, la bicentenar, îl separă pe Marx de domeniul acţiunii politice concrete. Ideologia marxistă este temelia raţionalismului sanguinar pe care îl practică regimurile comuniste. “Manifestul Partidului Comunist” nu este o inocentă dizertaţie academică, ci un tratat despre logica confruntăriii politice.

În marxism, ca filosofie a societăţii şi discurs asupra puterii, se află nucleul liberticid şi totalitar pe care îl va dezvolta marxism- leninismul.Marxismul oferă, o dată cu consacrarea luptei de clasă ca motor al istoriei,o legitimare a barbariei. Ambiţia marxismului este dublă: de a identifica inamicul, dar şi de a invita la lichidarea lui. Retorica “ Manifestului” este retorica pe care o vor îmbrăţişă totalitarismele comuniste: un amestec, teribil, de încredere absolută în idei şi de dispreţ pentru omul concret. Marxismul stabileşte un mecanism implacabil al determinismului, din care nici o fiinţă umană nu se poate salva. Logica marxismului politic este logica lui Procust, în toată splendoarea ei dialectică.

Comuniştii, aşa cum se ivesc ei din paginile “Manifestului”, sunt locuiţi de amoralitatea revoluţionară, obsedaţi de aplicarea schemelor unui viitor perfect. Rahmetov al lui Cernîşevki, Neceaev sau Lenin ies din acest domeniu marxist al ideilor. Ştiinţificitatea acţionează spre a suspenda morala şi a elimina compasiunea. Politica marxistă este, încă de la “Manifest”, una a exterminării. Ea refuză compromisul, în numele apelului la raţiunea istoriei.”

……….

„Lupta de clasă din “Manifestul Partidului Comunist” este spectrul ce bântuie secolul XX. Drumul pe care îl deschide Marx prin textele sale duce spre Lenin, Stalin, Castro, Mao sau Pol- Pot. Aceştia sunt autenticii moştenitori ai Ideii pe care marxismul o îmbracă în armura ştiinţificităţiii . Utopia se serveşte de stat ca de un instrument criminal, în tentativa de a extermina tot ceea ce nu se încadrează în perimetrul umanităţii ideale.

Marxismul s-a vrut a fi o filosofie a rupturii prometeice, iar totalitarismele din veacul trecut sunt imaginea, terifiantă, a istoriei în marş către viitor. Din promisiunea emancipării s-au hrănit sclavia şi barbaria. La bicentenarul naşterii lui Marx, bilanţul tiraniilor marxizante este bilanţul propriei sale ambiţii cosmogonice. Filosofia politică marxistă are în faţă oglinda aşezată de istoria insăşi, spre a–şi putea contempla chipul de Meduză.”

Karl Marx la bicentenar: lupta de clasă şi crima de stat. despre un bilanţ ideologic

Ce pot aduce campaniile de vaccinare…

… în tari ca India sau Brazilia. Eradicarea unor boli ucigase, care pareau de neînvins.

Dar în lumea noastra civilizata…? Aici bântuie campaniile antivaccin, ale carei cauze ma depasesc.

Într-un articol din „Guardian”, o mare vedeta a Bollywoodului lauda imensa realizare, de neînchipuit înca acum câtiva ani, pe care o reprezinta eradicarea poliomielitei în India.

Ma întreb si eu, ca proasta: oare ce-o fi în capul parintilor care, pe baza de zvonuri si „trenduri”, refuzând vaccinuri, pun în pericol sanatatea propriilor copii, dar si a multor altora? De unde convingerile astea pe cât de irationale, pe atât de contagioase…?

„The only way to eradicate polio is to ensure that immunisation coverage reaches virtually every child and stays high. Knowing this, these health workers set about finding every last child, often leaving their own families behind for long periods to travel to the most remote places.

And that’s not just the case in India – it’s a story that rings true all around the world, and not just for polio but for other life-threatening diseases, including pneumonia, measles, tetanus, hepatitis B or diphtheria.

Behind the phenomenal success of vaccines globally lies the hard work of millions of front line health workers who walk for hundreds of miles, navigating the dense jungles and rivers of Brazil’s Amazon region, or travel to the remote islands of the South Pacific to vaccinate every child. These journeys can be arduous, but volunteers stay the course to protect their communities. Often, they encounter fear, suspicion, and in many cases violence. And they have to combat the myths and convince parents who believe that vaccines are toxic or cause infertility.

Despite the challenges, they carry on with the same energy I saw in that stadium. As part of the largest vaccination campaign against measles and rubella, health workers are currently vaccinating more than 35 million children across India despite great resistance and challenges. In 2016, an estimated 119 million children were vaccinated against measles globally. More children are now protected than ever before.

As of 2016, an estimated 86% of children under one year of age were fully vaccinated against diphtheria, tetanus and pertussis, compared with 52% 30 years ago.

The world is almost polio-free, with only two countries recording polio cases last year. Since 2000, an estimated 20 million children’s lives have been saved through measles immunisation alone. In total, these superheroes save up to an estimated three million children’s lives every year with routine vaccination.

But they need our help. Take away continuing investment in vaccinators, health workers, doctors, transporters, scientists, warehouses, vaccines, cold-chain facilities, and mass-media campaigns, and these successes can quickly unravel.

Conflict, weak health systems, and poverty all mean that approximately one in 10 children under one year of age are still not being reached with routine, life-saving vaccines.

So, I want to ask everyone to make a difference by getting their child vaccinated, fighting rumours and fears with facts, and using social media to spread the word and let the world know that vaccines can save lives.

  • Amitabh Bachchan, a prominent figure in Indian cinema and a powerful advocate for children, has been a Unicef goodwill ambassador since 2005 

https://www.theguardian.com/global-development/2018/apr/26/amitabh-bachchan-bollywood-india-polio-free-deadly-diseases-life-saving-vaccines